Indice IVC 76%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 16.7°C • Vent : 9 km/h (rafales 14 km/h) • Pression : 1013 hPa • Calcul : 23:47 (il y a 13 minutes)

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Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 16.7°C • Vent 9 km/h (rafales 14 km/h)        
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : 0.302 m³/s
Hauteur : 0.24 m
Station : Petit Morin à Montmirail — 20:00
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas de vigilance particulière
Pression : 1013.4 hPa
☀️ Dégagé (0%)

Arrêté sécheresse (préfecture) :
ALERTE RENFORCÉE
Arrêté n° 2026/DDT/SEPR/317 du 29 septembre 2026
Mis à jour : 23:04 (il y a 56 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 9 km/h
Rafales : 16 km/h
Temp Temp.
Température : 15.9°C
Ressenti : 15.9°C
Humidité : 54%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 70%
Prénom du jour : Bruno
Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 16.7°C • Vent 9 km/h (rafales 14 km/h)

Aménager • Ralentir • Impliquer

Ce qui se décide en amont, et en aval de nos maisons

Solutions
Comment se protéger ?

Connaître les risques d’inondation dans son secteur. Ici, on prend comme exemples le Bassin Versant des deux Morin (77) et celui d’Hucqueliers (62) très en avance dans la mise en oeuvre de nouvelles solutions. On adopte les bons réflexes : la prévention commence par l’information.

Réflexion groupe de travail Bourthes (62)
Réunion de travail Hucqueliers © Crécit photo VigiCrécy® (avril 2025)

Prévenir plutôt que subir

Faire de la prévention une règle

Il est plus simple, moins coûteux et bien moins traumatisant de prévenir une inondation que de la réparer. Selon la Caisse Centrale de Réassurance, un euro investi dans la prévention des inondations évite trois euros de dommages — et près de huit si l’on tient compte de l’effet de levier des financements locaux. Sans compter les souvenirs irremplaçables et les mois de vie bouleversée.

Pourtant, en France comme ailleurs, la prévention reste le parent pauvre de la gestion du risque. Les budgets vont d’abord à l’urgence et à la réparation ; l’aménagement du territoire, la sensibilisation et l’entretien des cours d’eau ne représentent qu’une fraction des dépenses publiques liées aux inondations.

Elle est perçue comme une contrainte, un luxe ou une utopie — jusqu’au jour où l’eau monte. Ce jour-là, il est trop tard. Les digues qu’on n’a pas entretenues cèdent, les zones constructibles mal choisies deviennent des pièges, et l’absence de culture du risque laisse les habitants démunis.

La question que pose cette page

Et si la prévention devenait la règle plutôt que l’exception ? Les pages qui suivent montrent que ce n’est ni un luxe ni une utopie : des communes le font déjà, avec des moyens ordinaires.

Le chiffre est celui de la Caisse Centrale de Réassurance, dans sa contribution au troisième Plan national d’adaptation au changement climatique. C’est une estimation prudente : la même source évalue à onze euros le rendement des plans de prévention des risques d’inondation. Lire la contribution de la CCR

Première barrière

L’aménagement du territoire

C’est là que tout se joue, des années avant la crue. Une inondation se prépare sur des kilomètres de versants, de champs, de fossés et de toitures — et se décide dans des documents d’urbanisme.

  • Cesser d’aggraver Construire en zone inondable reste une erreur, même avec des dérogations ou des hauteurs minimales. Chaque surface bétonnée réduit d’autant la capacité d’infiltration.
  • Faire place à l’eau Bassins de rétention intégrés à un parc ou à un fossé, zones d’expansion de crue préservées ou restaurées, matériaux perméables plutôt qu’enrobé.
Bassin de rétention intégré à Bourthes, Pas-de-Calais Agrandir
Un bassin de rétention à Bourthes. Intégré au paysage, il ne se voit pas — et c’est précisément ce qui le rend acceptable. Crédit photo © VigiCrécy® · avr. 2025

Laisser faire ce qui marche

Miser sur les solutions naturelles

La nature sait mieux faire que nous, à condition qu’on la laisse respirer. Et cela coûte moins cher qu’un ouvrage.

  • Les haiesElles freinent l’eau et retiennent la terre qu’elle emporte
  • Les maresElles encaissent la pluie le temps que le sol la reprenne
  • Les prairies humidesCe sont des éponges : elles absorbent les débordements
  • Les zones boiséesElles ralentissent le ruissellement avant qu’il ne s’organise

Ce qu’il faut retenir

Un arbre bien placé peut faire davantage contre l’inondation qu’un mur de béton mal pensé.
Prairie humide à Bourthes, Pas-de-Calais Agrandir
Prairie humide à Bourthes. Elle ne produit rien de spectaculaire, et retient pourtant ce qui aurait fini dans le bourg. Crédit photo © VigiCrécy® · avr. 2025

Culture du risque

Sensibiliser, former, impliquer

La prévention n’est pas qu’affaire d’aménagement. C’est aussi une culture du risque, qui se construit — et qui se perd quand on cesse d’y travailler.

  • Informer les habitants Les gestes de base, les zones à risque, la façon dont arrivent les alertes.
  • Former ceux qui décident Élus, techniciens, enseignants : savoir reconnaître un signal faible avant qu’il ne devienne fort.
  • Inclure les jeunes Un élève qui comprend devient un adulte qui anticipe. C’est le seul investissement dont le rendement est certain.
Réunion publique d'information à Crécy-la-Chapelle Agrandir
Réunion publique à Crécy-la-Chapelle. La culture du risque ne se décrète pas : elle se transmet, une salle à la fois. Crédit photo © VigiCrécy® · févr. 2025

Ailleurs, déjà

Des exemples qui fonctionnent

Rien de ce qui suit n’est une révolution. Ce sont des choix ordinaires, pris par des communes ordinaires, et reproductibles chez nous.

  • La pluie retenue à la parcelle Certaines communes imposent la collecte des eaux de pluie dans les permis de construire.
  • Des agriculteurs rémunérés Pour maintenir des zones tampons : bandes enherbées, zones d’expansion. Le service rendu est payé.
  • Des observatoires citoyens Qui cartographient les inondations récurrentes, là où aucun capteur officiel ne mesure.

Le bassin d’Hucqueliers, dans le Pas-de-Calais, est allé plus loin que la plupart. Nous y avons été invités par UNALCI – France Inondations.

Aménagement des fossés à Beussent, Pas-de-Calais Agrandir
Fossés empierrés à Beussent. Un aménagement modeste, qui ralentit l’eau au lieu de l’accélérer vers l’aval. Crédit photo © VigiCrécy® · avr. 2025

Ce qui nous manque

Mesurer, avant de pouvoir prévoir

On ne prévient bien que ce que l’on mesure. Pendant ces deux jours de travail, nous avons été emmenés sur plusieurs sites équipés de stations de surveillance et de mesure compactes, posées sur des cours d’eau ordinaires.

Ce sont des équipements qui pourraient trouver leur place chez nous, sur un bassin des Deux Morin qui n’est pas suffisamment couvert. Rien d’extraordinaire, rien d’hors de prix : des appareils modestes, installés là où l’eau monte.

Or c’est souvent sur les petits cours d’eau que tout commence : un ru qui monte en deux heures, un fossé qui déborde, un ruissellement qui prend de la vitesse sur un versant. Quand la mesure arrive trop tard, elle ne sert plus qu’à constater.

C’est aussi pour cette raison que le réseau de référents existe : là où aucun capteur ne mesure, ce sont des habitants qui regardent. Voir la carte des référents

Station de surveillance et de mesures sur La Course à Beussent, Pas-de-Calais Agrandir
Une station de surveillance sur La Course. Un équipement modeste, posé sur un cours d’eau ordinaire. C’est le genre de matériel que nous sommes allés voir. Crédit photo © VigiCrécy® · avr. 2025 · Beussent (62)

L’autre sécheresse

Ce qui se joue sur le retrait des argiles

Tout ce que dit cette page vaut aussi pour un risque dont on parle peu : celui de l’argile qui se rétracte en été et fissure les maisons. Il ne suit pas les rivières, il suit la géologie — et il concerne des communes que l’eau n’atteint jamais.

  • Un fonds qui existe déjà Expérimental depuis octobre 2025, il aide les propriétaires à financer les travaux de prévention. Mais il ne couvre qu’une partie des départements
  • Des règles qui changent Depuis le 1er juillet 2026, les constructions neuves en zone exposée sont soumises à de nouvelles obligations d’étude et de mise en œuvre
  • Une carte qui s’étend La zone exposée est passée de 48 % à 55 % du territoire en cinq ans. Le réchauffement accentue les alternances de sécheresse et de pluie

Ce que nous demandons

  • L’extension du fonds à la Seine-et-Marne, pour que les propriétaires d’ici accèdent aux mêmes aides que ceux des départements retenus
  • Une information des habitants avant l’achat : l’exposition d’un terrain se consulte librement, encore faut-il savoir qu’elle existe
  • Un accompagnement des sinistrés dans des démarches où la moitié des communes qui demandent la reconnaissance de catastrophe naturelle ne l’obtiennent pas

Nous ne sommes pas seuls à porter la première de ces demandes. La Caisse Centrale de Réassurance, réassureur public de l’État, préconise la mise en place d’un fonds dédié au financement de la prévention individuelle, alimenté par une part du prélèvement sur la surprime catastrophes naturelles.

La contribution de la Caisse Centrale de Réassurance au troisième Plan national d’adaptation au changement climatique. Lire le document

Le phénomène, la façon de savoir si votre maison est exposée, et l’état de notre démarche : La sécheresse fissure aussi les maisons

Avec, et non contre

Le monde agricole ne doit pas être le problème

C’est le point sur lequel les discussions s’enveniment le plus vite, et celui où nous tenons le plus à être clairs.

Les terres agricoles occupent l’essentiel du bassin des Deux Morin. Ce sont elles qui absorbent la pluie, ou qui la renvoient. Aucune politique de prévention ne tiendra sans ceux qui les travaillent — et aucune ne tiendra non plus si on leur en fait porter seuls le coût.

Ce que nous proposons

  • Identifier ensemble les zones stratégiques, celles où retenir l’eau change réellement quelque chose en aval
  • Rémunérer le service rendu plutôt que d’imposer une contrainte sans contrepartie
  • Partir de ce qui existe : haies, fossés, mares et talus dont beaucoup sont encore là, et qu’il suffit d’entretenir

Travailler avec les agriculteurs, non contre eux. C’est une position de méthode autant qu’une conviction : sur un bassin versant, personne ne règle rien tout seul.

VigiCrécy® n’est ni un bureau d’études ni une administration. Nous observons, nous mesurons, nous publions — et nous portons ces propositions auprès de ceux qui décident.

Qui décide de quoi sur le bassin Ce que vous pouvez faire chez vous

La prévention commence par l'information

Faîtes-nous part de vos attentes...

+ D'INFOS

À propos de cette carte

Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

Découvrir le calque Cours d'eau

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