Aujourd’hui, parlons de l’altimétrie du côté du bassin du Petit Morin !
Comprendre l’altimétrie du bassin du Petit Morin est un élément-clé pour prévenir les inondations.
Tout comme celui du Grand Morin, le bassin du Petit Morin présente lui aussi une altimétrie marquée et contrastée, avec des zones de plateaux agricoles en hauteur (comme Coincy, Verdelot, Montolivet), des pentes parfois abruptes et des villages en fond de vallée (comme Saint-Cyr-sur-Morin, Saint-Ouen-sur-Morin ou La Ferté-sous-Jouarre)
Ces différences de hauteur entre l’amont (Coincy, Montmirail, Verdelot) et l’aval favorisent le ruissellement rapide vers les cours d’eau principaux.
Ces dénivelés naturels font que, lors des fortes pluies, l’eau ruisselle rapidement vers le fond de vallée. Si les sols sont saturés ou imperméables (zones bétonnées, champs sans haies ni fossés), le Petit Morin reçoit brutalement de grandes quantités d’eau.
Exemple concret : à Saint-Ouen-sur-Morin, plusieurs épisodes de ruissellement ont déjà impacté le centre du village. L’eau arrive des hauteurs, emprunte chemins, rues ou zones non protégées, avant de gonfler le ru.
Ces écoulements peuvent être atténués avec des dispositifs simples mais efficaces : fossés entretenus, bandes enherbées, zones tampons en amont.
Les conséquences de cette configuration sont bien visibles…
Lors des fortes pluies, l’eau dévale les pentes, parfois sans être ralentie ni absorbée, ce qui sature le Petit Morin, les villages situés dans les points bas, en bord de rivière ou à proximité de ruisseaux, sont alors directement exposés à des débordements et coulées de boue.
Sans étude altimétrique détaillée, les aménagements de protection ne peuvent être ni ciblés ni efficaces.
L’altimétrie permet donc là aussi d’identifier les zones sensibles, d’adapter les ouvrages (fossés, mares, bassins de rétention), mais aussi d’éviter de construire ou de bétonner dans les zones à risque…
Sans une connaissance précise des pentes et niveaux altimétriques, les décisions d’aménagement ou de prévention restent incomplètes. Ces données doivent être utilisées pour prioriser les protections là où elles sont les plus urgentes.
Un commentaire
Et ça aide aussi à comprendre la physionomie de la rivière, se zones de rapides, ses frayères, ses berges hautes, l’emplacement des barrages …