Alors que certains d’entre-vous attendent toujours le courrier, d’autres en ont reçu 2 !
Quand on aime on ne compte pas 😎
Trêve de plaisanterie. Pour ceux parmi vous qui n’ont pas reçu cette lettre, la voici.
Mais ce n’est pas tout ! Encore faut-il comprendre l’enjeu de telles visites sur vos propriétés ! On vous explique tout !
Traduction du courrier du SMAGE :
Une analyse des sédiments, de l’eau et des suivis biologiques des cours d’eau sert à :
1. Évaluer la qualité de l’eau :
– Détection de polluants (nitrates, métaux lourds, pesticides…)
– Vérification de la conformité aux normes sanitaires et environnementales
2. Analyser la biodiversité aquatique :
– Suivi des populations de poissons, invertébrés, algues…
– Détection d’espèces sensibles ou invasives
– Indicateur global de santé du cours d’eau
3. Comprendre l’état des sédiments :
– Recherche de pollution accumulée au fond (hydrocarbures, toxiques…)
– Risques de remobilisation lors de crues ou travaux
4. Détecter les sources de pollution :
– Origine agricole, industrielle, domestique ou diffuse
– Identification des zones critiques à traiter
Une analyse des sédiments, de l’eau et des suivis biologiques dans le Grand Morin, permet de dresser un diagnostic complet de l’état écologique de la rivière et d’orienter les actions de protection et de restauration.
Mais encore ?
1. On Évalue la qualité physico-chimique de l’eau.
Les analyses mesurent des paramètres tels que l’acidité, l’oxygène dissous, les concentrations en azote et phosphore, la température et la salinité. Ces données révèlent la présence de polluants et l’état général de l’eau, comme par exemple en 2022 où 88 % des stations de mesure en Seine-et-Marne présentaient une dégradation importante due aux nitrates, principalement d’origine agricole.
2. On surveille la biodiversité aquatique…
On évalue la diversité des insectes sous forme de larves, de nymphes ou d’adultes mais aussi des vers, des mollusques et des crustacés qui sont des indicateurs de la qualité de l’eau.
On analyse les diverses algues sensibles aux pollutions,
On observe les plantes aquatiques, révélatrices des conditions écologiques.
Faire des relevés topographiques, bathymétriques et par drone sert à mieux connaître, modéliser et gérer un territoire, notamment les cours d’eau et les zones exposées aux inondations.
Les Relevés topographiques (sol) vont permettre la mesure des reliefs terrestres (altitudes, pentes, talus, berges, routes, bâtiments…)
Ils servent à créer des cartes précises pour les études de crues, travaux d’aménagement, diagnostics de zones à risque.
Les relevés bathymétrique (lit des rivières) mesurent la profondeur et la forme du fond d’un cours d’eau ou d’un bassin. Il vont permettre de calculer les volumes d’eau et d’évaluer l’envasement.
C’est utile pour dimensionner des bassins, prévoir des curages ou détecter des obstacles sous-marins.
À Crécy-la-Chapelle, les relevés topographiques, bathymétriques et par drone sont utiles pour :
1. Cartographier précisément la vallée du Grand Morin par des relevés topographiques pour modéliser les zones basses inondables (rues, parkings, ponts, berges) et pour identifier les points bas où l’eau stagne ou s’engouffre rapidement en cas de crue
2. Analyser le lit du Grand Morin (bathymétrie) pour mesurer l’envasement et repérer les zones de dépôts sédimentaires, prévoir des travaux de curage ou d’élargissement si nécessaire pour faciliter l’écoulement et évaluer la capacité réelle du lit de la rivière à absorber les eaux en crue.
L’objectif final étant d’appuyer une demande de travaux auprès des autorités (Préfet, Agence de l’eau, Région) et d’étayer un dossier d’aide ou de subvention dans le cadre du plan Barnier… Et fournir une base solide pour la planification de bassins de rétention ou d’aménagements.
En espérant vous avoir éclairé sur le contenu de ce courrier ! Bonne soirée à tous 😉
4 commentaires
Merci ♥️
Merci ! Je confirme… Toujours pas de courrier 🤪 je suis certainement totalement décalé et je me félicite des mesures qui vont être prises et j’espère, vont aider… Mais dans ma naïveté absolue, je pensais que c’était des choses faites régulièrement… C’est dommage de devoir mettre un budget certainement énorme à faire cette énième étude alors que si c’était fait régulièrement, on ne se poserait pas la question de savoir où sont les endroits à curer, nettoyer etc… C’est vraiment dommage d’avoir subi octobre 2024 pour qu’il y ait ce qui semble être une prise de conscience… Le passé est le passé. Espérant un meilleur futur… Certes le contexte change avec le dérèglement climatique mais quand même… Ne plus faire ce qui a fonctionné pendant des siècles, c’est une faute grave ! La technologie ne rend pas forcément plus performant… Le bon sens, ça marche aussi ! A suivre
Le projet lancé essentiellement sur Crécy, à la demande des élus de Crécy vise à améliorer le fonctionnement de la rivière. On avait, sans préjugé des solutions (c’est aux spécialistes de nous faire des propositions), surtout imaginé de développement les zones d’expansion des crues, par exemple au Pré Manche voire plus haut, ou encore une meilleure utilisation des brassets. On pense aussi à la zone humide de Voulangis. Il s’agit d’un projet global sur le secteur et qui nécessite des levés topographiques précis des terrains mais aussi des brassets et de tout ce qui touche à la rivière. Sachant qu’on ne fera pas des miracles, quand l’eau arrive à Crécy, c’est trop tard il faut la bloquer plus en amont, mais on doit pouvoir améliorer les choses, et gagner quelques centimètres. La phrase « altérations dues aux infrastructures anciennes » est malheureuse. C’est pas la faute des vannages s’il y a des inondations, une idéologie qu’on entend assez souvent. On n’imagine pas perdre les seuils de nos moulins, je serai le premier à m’y opposer.
(En reponse à M. JM Sagne) « La faute des vannages », une idéologie, l’ideologie ou la bureaucatie de l Europe, c est le vocabulaire habituel de ceux qui manquent d’arguments objectifs. N est ce pas complètement contradictoire avec ce que tu écris plus haut .. »sans préjugé des solutions » : en fait les zelus, les politiques (petits ou grands) raisonnent toujours de la même façon, c est à dire en fonction de leurs croyances, de leurs intérêts personnels, des traditions, … cela au nom de l intérêt commun. Sans doute les vannages ont-ils un intérêt pour maintenir un niveau d eau dans la rivière l’été (et permettre aux canoës de naviguer), mais pour autant il en existent beaucoup non entretenus par leurs propriétaires, inutiles, polluants, idem pour les barrages construits pour les anciennes usines. Il y a forcément un équilibre à trouver entre suppressions et maintiens. Enfin, on pense à retenir l eau en amont, mais je n entends jamais parler de l aval de l aval, c est à dire du bouchon/embouchure avec la Marne à Condé ! (A part des operations de nettoyage qui si elles sont bien nécessaires, n’élargissent pas le passage du Morin sous le canal de Chalifert) Qu’en disent les spécialistes ?