📢 Voici notre courrier envoyé à Monsieur Bayrou, Premier Ministre. Nous lui avons joint notre pétition :
Objet : Appel urgent à une action coordonnée contre les inondations en Seine-et-Marne
Monsieur le Premier ministre,
Il y a un an, dans la nuit du 1er au 2 août 2024, des inondations d’une intensité exceptionnelle ont ravagé la vallée du Petit Morin et celle du Grand Morin. Plusieurs communes de Seine-et-Marne ont été submergées. La tempête Kirk, survenue le 10 octobre 2024, a aggravé la situation : commerces détruits, habitations sinistrées, routes impraticables, villages coupés du monde. Pour de nombreux habitants, la vie ne s’est toujours pas reconstruite.
Notre bassin versant a été frappé à quatre reprises par des inondations majeures en 2024, et jusqu’à cinq fois pour certaines communes, toutes reconnues en état de catastrophe naturelle. Cette fréquence inédite a profondément éprouvé une population déjà fragilisée, confrontée à des pertes successives, à l’épuisement moral et à une grande incertitude.
Aujourd’hui, à l’été 2025, les cicatrices sont encore béantes. Certaines compagnies d’assurance n’ont pas terminé – voire pas entamé – les indemnisations. Des familles vivent encore dans des logements dégradés, des commerces n’ont pas rouvert. Le désespoir gagne… L’incompréhension aussi…
Sur le terrain, nous avons constaté des efforts de la part de certains élus et acteurs locaux. Mais ces initiatives se heurtent à une organisation fragmentée, des responsabilités floues et une coopération institutionnelle insuffisante. Il n’existe toujours pas de pilotage clair, ni de vision à long terme.
Nous ne demandons pas à l’État de tout faire. Mais l’attentisme et la multiplication de dispositifs épars ne sont plus tenables. L’État doit assumer son rôle : coordonner, impulser, garantir l’efficacité de l’action publique. Les habitants n’attendent plus des discours, mais des résultats.
Dernièrement, en mai 2025, la Commune de Bouleurs par exemple a été une nouvelle fois inondée par ruissellement. Événement déclaré encore une fois « Catastrophe Naturelle ».
Le risque de crues est toujours présent et il frappera à nouveau. Les spécificités du bassin des Deux Morin – hydrologie, topographie, urbanisation, usages agricoles – appellent une réponse adaptée, planifiée et financée.
Certaines lenteurs dans la mise en œuvre des actions, ainsi que des décisions parfois peu adaptées aux réalités du terrain – notamment en lien avec l’application de la loi sur l’eau ou certaines approches réglementaires – nourrissent un sentiment d’incompréhension et, pour une partie de la population, un sentiment d’abandon et un profond découragement. Il est encore possible d’agir pour éviter qu’une nouvelle catastrophe ne frappe à nouveau. La loi de finances à venir représente une occasion essentielle d’intégrer un volet spécifique, ambitieux et transparent, en faveur de la prévention, de la résilience et de la sécurisation durable de ce territoire.
Monsieur le Premier ministre, Il serait regrettable d’attendre une nouvelle inondation pour agir. La prévention représente certes un investissement conséquent, mais elle reste bien moins coûteuse — humainement, économiquement et socialement — que les reconstructions répétées après chaque catastrophe. Agir aujourd’hui, c’est faire le choix de la responsabilité, de l’anticipation et d’une gestion durable des deniers publics. C’est aussi protéger durablement les populations.
En vous écrivant, c’est avec espoir que nous faisons appel à vous. L’espoir d’être entendus, l’espoir de voir nos voix relayées, portées avec force et conviction. Nous n’attendons pas de miracles, mais des décisions justes et humaines, qui protègent ce qui nous est le plus cher : nos vies, nos maisons, nos souvenirs, nos repères.
Nous sommes épuisés… Physiquement et moralement, mais nous tenons encore debout grâce à notre volonté de reconstruire, et à la conviction que des choix courageux peuvent tout changer.
Nous portons des attentes, bien sûr, mais aussi des propositions concrètes. Si vous acceptiez de nous accorder un moment d’échange, nous serions honorés de pouvoir vous les présenter et contribuer, à notre échelle, à la construction de solutions adaptées et durables.
Guidés par cet espoir profond de voir notre situation entendue et comprise, ainsi qu’un engagement à nos côtés, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’expression de notre haute considération.
Corinne L…..
Présidente de VigiCrécy
Association numéro W771021964
10 commentaires
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Merci
Ce texte est parfait et résume bien notre situation
J’espère sincèrement que vous serez entendus, malheureusement la période est plus que compliquée et des dossiers semblables doivent s’entasser à Matignon, mais vous avez raison d’essayer ! 🤞🙏
Bonjour Madame croissons les doigts pour que le courrier arrive sur son bureau et avoir une réponse car effectivement votre courrier résume la situation que beaucoup de gens vivent encore un an après à ce battre avec les assurances afin de pouvoir retourner chez nous merci à vous
VigiCrécy La démarche est louable mais il est permis de douter que les services de Matignon (et encore moins Bayrou lui-même qui est assis sur un siège éjectable) se penchent sur nos préoccupations (même si vous avez volontairement je pense forcé le trait) Et puis on ne peut hélas pas tout attendre de l’Etat ! surtout avec la décentralisation et son mille-feuilles administratif et moults « agences » délégataires de services plus ou moins opaques et éloignées du quotidien des riverains…
Bravo pour votre détermination et Merci infiniment pour votre bienveillance 😊
Bravo pour votre détermination!👏👏
Et vous avez raison…Ne pas se décourager et ne reculer devant rien !
Votre texte est parfait et résume bien le vécu et la situation
Très très bien
Qu en est il des inondations du 28 fevrier 2024 et du 26 septembre 2024 ….