Indice IVC 76%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 21.8°C • Vent : 7 km/h (rafales 10 km/h) • Pression : 1013 hPa • Calcul : 12:24 (il y a 7 minutes)

💡 Re-cliquez sur le badge pour choisir votre secteur
Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 21.8°C • Vent 7 km/h (rafales 10 km/h)        
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : --
Hauteur : 0.24 m
Station : Petit Morin à Montmirail — 09:00
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas de vigilance particulière
Pression : 1019.3 hPa
☀️ Dégagé (0%)

Arrêté sécheresse (préfecture) :
ALERTE RENFORCÉE
Arrêté n° 2026/DDT/SEPR/317 du 29 septembre 2026
Mis à jour : 11:32 (il y a 59 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 1 km/h
Rafales : 5 km/h
Temp Temp.
Température : 16.8°C
Ressenti : 16.8°C
Humidité : 61%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 67%
Prénom du jour : Bruno
Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 21.8°C • Vent 7 km/h (rafales 10 km/h)

Crues des Deux Morin : distinguer ce qu’on subit de ce sur quoi on peut agir (5/5)

📅 19/05/2026 · ✍ par Corinne · 💬 7 commentaires · ↗ Post Facebook · 👍 7 réactions

→ Question 5/5 — Comment agir ensemble ?
En distinguant ce qu’on subit de ce sur quoi on peut agir.

Il n’existe pas une cause unique… ni une solution unique :

Quand survient une crue, on cherche souvent un responsable unique. La réalité est plus nuancée : les inondations sur les 2 Morin résultent d’une combinaison de facteurs, et il est essentiel de distinguer ce qui relève de la cause première — sur laquelle nous n’avons pas de prise directe — et ce qui relève des leviers d’action sur lesquels chaque acteur peut peser.

La cause première, ce sont les pluies intenses. Une crue commence toujours par une quantité d’eau qui tombe sur un bassin déjà plus ou moins saturé.

Lors de l’épisode Kirk, certains secteurs du bassin ont reçu localement près de 80 à 100mm de pluie en 24 heures… En plus de précipitations déjà importantes les jours précédents. Le changement climatique tend à rendre ces épisodes intenses plus fréquents et plus violents.

Sur cette cause première, le bassin n’a pas la main : nous la subissons.

Mais nous pouvons agir sur tout ce qui module ses effets :

⚠️ Il y a d’abord la configuration naturelle de notre bassin. La Brie repose sur des marnes peu perméables, les nappes sont saturées en hiver, les vallées du Petit Morin et du Grand Morin sont encaissées. Cela explique pourquoi notre bassin réagit fortement aux pluies. On n’y peut pas grand-chose, mais on doit en tenir compte.

⚠️ Il y a ensuite l’urbanisation. Quand on bétonne, asphalte ou construit, l’eau de pluie ne s’infiltre plus dans le sol et ruisselle directement vers les cours d’eau. Une zone urbanisée produit nettement plus de ruissellement qu’un sol végétalisé ou une prairie.
S’ajoutent les constructions en zone inondable, qui exposent des biens et des personnes là où l’eau revient toujours.

La marge d’action est forte, via les documents d’urbanisme, la gestion des eaux pluviales à la source et le respect strict des zones inondables.

⚠️ Il y a aussi les pratiques agricoles. Elles varient fortement d’une exploitation à l’autre, et leurs effets aussi :

Le drainage des parcelles, les sols nus en hiver et la suppression des haies, mares et talus aggravent le ruissellement.

À l’inverse, les prairies permanentes, les haies en travers de la pente, l’agroforesterie, l’agriculture de conservation des sols et même certaines adaptations simples, comme travailler les sols perpendiculairement à la pente plutôt que dans son sens réduisent significativement le ruissellement.

Il ne s’agit pas de désigner les agriculteurs comme coupables — ils répondent à un cadre économique et réglementaire qui les a longtemps incités à d’autres pratiques.
La marge d’action est importante, via l’accompagnement technique et la rémunération de la transition.

⚠️ Il y a enfin les ouvrages anciens et leur entretien, ainsi que les aménagements volontaires du bassin (bassins de rétention, ZRT, restauration de zones humides).

Sur ces leviers, la marge est réelle et c’est largement aux structures comme le SMAGE et les communes d’agir, avec les habitants.

Voilà ce qu’on retient chez VigiCrécy : il n’y a pas un coupable unique, et il n’y aura pas une solution unique.
Réduire le risque suppose de progresser sur plusieurs leviers en même temps, avec la coopération de TOUS les acteurs — habitants compris.

VigiCrécy est une association de prévention citoyenne née sur ce bassin. Nous documentons les crues en temps réel, nous cartographions les zones à risque, nous relayons les observations et les préoccupations des riverains.

Nous ne sommes ni un service de l’État, ni un bureau d’études : nous sommes des habitants qui veulent comprendre et faire comprendre.

Vous avez aimé cet article ? Soutenez VigiCrécy® !

Articles similaires

ℹ️ Facebook anonymise délibérément les auteurs des commentaires à l'importation.

7 commentaires

  • Pas de source précise concernant le chiffre de 5 % d’urbanisation du bassin versant des Morin. Mais puisque tu prends l’exemple de Crécy — qui est effectivement une cuvette — il est assez évident que l’imperméabilisation progressive du centre-ville n’a pas été le choix le plus favorable face au ruissellement.

    Et c’est là un point important : les impacts ne concernent pas uniquement les débordements de rivière, tu as raison. Le ruissellement urbain provoque aussi des dégâts importants, y compris dans des villages qui ne possèdent même pas de cours d’eau.

    Oui, dans le passé, les villages se sont développés autour des rivières parce que l’eau apportait la vie : l’activité économique, les moulins, les échanges. Nous l’évoquons d’ailleurs régulièrement dans notre série « villages des Deux Morin ».

    Autre sujet effectivement sous-estimé : la disparition progressive des prairies humides et des mares. Ces espaces jouaient un rôle naturel de ralentissement et de stockage de l’eau. Leur recul voire leur disparition a incontestablement aggravé les phénomènes de ruissellement et de saturation des sols. Nous y avons également consacré plusieurs publications.

    Au fond, tout est lié : urbanisation, gestion des sols, disparition des zones tampons naturelles et organisation historique des villages. C’est précisément pour cela que la réflexion doit se faire à l’échelle de l’ensemble du bassin versant, et non uniquement rivière par rivière ou commune par commune.
    Mais aussi mieux intégrer le ruissellement dans les documents d’urbanisme, préserver les sols capables d’absorber l’eau, limiter l’imperméabilisation.
    Il faut une approche globale du cycle de l’eau et du ruissellement.

    • VigiCrécy Pour ce qui est des 5%, c’est peut-être 4 ou 6, peu importe. Ce qui est sur est qu’on est sur un territoire essentiellement rural. Toute l’eau qui arrive à l’aval sur le grand-morin vient de zones très fortement rurales, la seule ville d’importance est Coulommiers.

  • Quelques compléments :
    – sur l’urbanisation : 5% seulement du bassin versant des morin est urbanisé. Les impacts c’est d’abord du ruissellement urbain avec les dégats que l’on sait et pour beaucoup dans des villages sans rivière.
    – dans le passé les villages se sont développés autour des rivières car l’eau apportait la vie économique et même la vie tout court, Crécy par exemple. Les inondations était un inconvénient face à tous les autres avantages de l’eau. De nos jours l’inconvénient seul subsiste. Depuis on construit rarement en zone inondable. Par contre on construit encore dans des axes de ruissellements, en particulier juste en dessous des champs sujets au ruissellement. Une pratique à changer.
    – la disparition des prairies et des mares a été néfaste. Une prairie retient bien mieux l’eau qu’un champ cultivé. Pour cultiver ces anciennes prairies il a fallu drainer. Cependant le drainage est une pratique ancienne. Dans les faits même si c’est pas comparable à une prairie, un drainage stocke de l’eau et ralentit la descente. On a constaté que beaucoup de ruissellements interviennent quand le drainage est bouché du fait de détérioration des exutoires. Une piste pour améliorer la situation.

  • Jean-Michel Sagnes Bonjour,
    J’ai parcouru Crécy après l’inondation. Il me semble qu’une bonne partie des habitations on été aménagés dans des constructions qui étaient des dépendances et non à l’origine des habitations.

    • oui, et des résidences secondaires qui sont devenues principales au fil du temps, des caves aménagées, … La vie moderne a réduit la résilience qu’avaient les maisons autrefois : électrification, placoplatre, …

  • A chaque fois que vous parlez de crue, vous évoluez kirck, mais cet événement météorologique était exceptionnel que faire contre, il tombe des tonnes d’eau sur le grand morin, il est evident qu’il va déborder et vous pourrez faire ce que vous voulez, vous ne l’empêcherez pas, le problème ce sont les crues régulières contre lesquelles personne n’a jamais rien fait et dont tout le monde ce moquait il y a encore quelques années,
    Apres, des villages comme la ferte gaucher, crecy la Chapelle ou Coulommiers, c’est très joli l’été, des Venise de la brie mais le grand Morin est partout dans ces villages, mais l’automne !!!!!! Bah il pleut, peut être que ces villages n’avaient rien a faire ou ils ce sont implantés, à Coulommiers ils ont même construit un gymnase à un emplacement inondé tout les ans,
    Tant que nous nous prendrons meilleur que la nature bahhh …..

Laisser un commentaire

+ D'INFOS

À propos de cette carte

Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

Découvrir le calque Cours d'eau

« Le contenu de VigiCrécy® est le fruit d'un vrai travail collectif. Merci de ne pas le recopier ailleurs sans autorisation !
Si vous êtes porteur de projet et intéressé, contactez-nous, on adore les partenariats »
small_c_popup.png

Laissez-nous votre témoignage

Discutons-en