Indice IVC 6%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 15.3°C • Vent : 9 km/h (raf. 21) • Pression : 1019 hPa • Humidité : 72% • Calcul : 01:16 (il y a 13 minutes)

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Vigilance Vert Risque Vigicrues : Normal — Situation : rien à signaler — Météo France : Vert • Niveaux : Niveaux stables • Température : 15.3°C • Vent : Vent 9 km/h (raf. 21)       
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : --
Hauteur : 1.13 m
Station : Le Grand Morin à Couilly-Pont-aux-Dames — 22:20
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas d'alerte
Pression : 1018.1 hPa
☁️ Ciel couvert (100%)
Mis à jour : 00:30 (il y a 59 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 9 km/h
Rafales : 16 km/h
Temp Temp.
Température : 15.8°C
Ressenti : 15.8°C
Humidité : 74%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 98%
Prénom du jour : Élisée
Normal — rien à signaler — MF : Vert • Niveaux : Niveaux stables • T° : 15.3°C • Vent : Vent 9 km/h (raf. 21)

Crues des Deux Morin : distinguer ce qu’on subit de ce sur quoi on peut agir

📅 19/05/2026 · ✍ par Corinne · 💬 3 commentaires · ↗ Post Facebook · 👍 7 réactions

→ Question 5/5 — Comment agir ensemble ?
En distinguant ce qu’on subit de ce sur quoi on peut agir.

Il n’existe pas une cause unique… ni une solution unique :

Quand survient une crue, on cherche souvent un responsable unique. La réalité est plus nuancée : les inondations sur les 2 Morin résultent d’une combinaison de facteurs, et il est essentiel de distinguer ce qui relève de la cause première — sur laquelle nous n’avons pas de prise directe — et ce qui relève des leviers d’action sur lesquels chaque acteur peut peser.

La cause première, ce sont les pluies intenses. Une crue commence toujours par une quantité d’eau qui tombe sur un bassin déjà plus ou moins saturé.

Lors de l’épisode Kirk, certains secteurs du bassin ont reçu localement près de 80 à 100mm de pluie en 24 heures… En plus de précipitations déjà importantes les jours précédents. Le changement climatique tend à rendre ces épisodes intenses plus fréquents et plus violents.

Sur cette cause première, le bassin n’a pas la main : nous la subissons.

Mais nous pouvons agir sur tout ce qui module ses effets :

⚠️ Il y a d’abord la configuration naturelle de notre bassin. La Brie repose sur des marnes peu perméables, les nappes sont saturées en hiver, les vallées du Petit Morin et du Grand Morin sont encaissées. Cela explique pourquoi notre bassin réagit fortement aux pluies. On n’y peut pas grand-chose, mais on doit en tenir compte.

⚠️ Il y a ensuite l’urbanisation. Quand on bétonne, asphalte ou construit, l’eau de pluie ne s’infiltre plus dans le sol et ruisselle directement vers les cours d’eau. Une zone urbanisée produit nettement plus de ruissellement qu’un sol végétalisé ou une prairie.
S’ajoutent les constructions en zone inondable, qui exposent des biens et des personnes là où l’eau revient toujours.

La marge d’action est forte, via les documents d’urbanisme, la gestion des eaux pluviales à la source et le respect strict des zones inondables.

⚠️ Il y a aussi les pratiques agricoles. Elles varient fortement d’une exploitation à l’autre, et leurs effets aussi :

Le drainage des parcelles, les sols nus en hiver et la suppression des haies, mares et talus aggravent le ruissellement.

À l’inverse, les prairies permanentes, les haies en travers de la pente, l’agroforesterie, l’agriculture de conservation des sols et même certaines adaptations simples, comme travailler les sols perpendiculairement à la pente plutôt que dans son sens réduisent significativement le ruissellement.

Il ne s’agit pas de désigner les agriculteurs comme coupables — ils répondent à un cadre économique et réglementaire qui les a longtemps incités à d’autres pratiques.
La marge d’action est importante, via l’accompagnement technique et la rémunération de la transition.

⚠️ Il y a enfin les ouvrages anciens et leur entretien, ainsi que les aménagements volontaires du bassin (bassins de rétention, ZRT, restauration de zones humides).

Sur ces leviers, la marge est réelle et c’est largement aux structures comme le SMAGE et les communes d’agir, avec les habitants.

Voilà ce qu’on retient chez VigiCrécy : il n’y a pas un coupable unique, et il n’y aura pas une solution unique.
Réduire le risque suppose de progresser sur plusieurs leviers en même temps, avec la coopération de TOUS les acteurs — habitants compris.

VigiCrécy est une association de prévention citoyenne née sur ce bassin. Nous documentons les crues en temps réel, nous cartographions les zones à risque, nous relayons les observations et les préoccupations des riverains.

Nous ne sommes ni un service de l’État, ni un bureau d’études : nous sommes des habitants qui veulent comprendre et faire comprendre.

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3 commentaires

  • Quelques compléments :
    – sur l’urbanisation : 5% seulement du bassin versant des morin est urbanisé. Les impacts c’est d’abord du ruissellement urbain avec les dégats que l’on sait et pour beaucoup dans des villages sans rivière.
    – dans le passé les villages se sont développés autour des rivières car l’eau apportait la vie économique et même la vie tout court, Crécy par exemple. Les inondations était un inconvénient face à tous les autres avantages de l’eau. De nos jours l’inconvénient seul subsiste. Depuis on construit rarement en zone inondable. Par contre on construit encore dans des axes de ruissellements, en particulier juste en dessous des champs sujets au ruissellement. Une pratique à changer.
    – la disparition des prairies et des mares a été néfaste. Une prairie retient bien mieux l’eau qu’un champ cultivé. Pour cultiver ces anciennes prairies il a fallu drainer. Cependant le drainage est une pratique ancienne. Dans les faits même si c’est pas comparable à une prairie, un drainage stocke de l’eau et ralentit la descente. On a constaté que beaucoup de ruissellements interviennent quand le drainage est bouché du fait de détérioration des exutoires. Une piste pour améliorer la situation.

  • A chaque fois que vous parlez de crue, vous évoluez kirck, mais cet événement météorologique était exceptionnel que faire contre, il tombe des tonnes d’eau sur le grand morin, il est evident qu’il va déborder et vous pourrez faire ce que vous voulez, vous ne l’empêcherez pas, le problème ce sont les crues régulières contre lesquelles personne n’a jamais rien fait et dont tout le monde ce moquait il y a encore quelques années,
    Apres, des villages comme la ferte gaucher, crecy la Chapelle ou Coulommiers, c’est très joli l’été, des Venise de la brie mais le grand Morin est partout dans ces villages, mais l’automne !!!!!! Bah il pleut, peut être que ces villages n’avaient rien a faire ou ils ce sont implantés, à Coulommiers ils ont même construit un gymnase à un emplacement inondé tout les ans,
    Tant que nous nous prendrons meilleur que la nature bahhh …..

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Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

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