LA PAROLE EST AUX HABITANTS
Dans un souci de respect du droit à l’expression de chacun, nous relayons ci-dessous l’analyse que notre adhérent Jean-Claude, habitant de Crécy-la-Chapelle, nous a demandé de publier, concernant la récente destruction du clapet de Mouroux (cliquez sur les images pour les agrandir…).
Son point de vue, comme d’autres, contribue à nourrir le débat citoyen autour de la gestion de l’eau et du patrimoine hydraulique local.
Vous pouvez débattre et donner votre avis sur le sujet.
3 commentaires
Merci vivement à Monsieur Cavuscens pour son implication dans ce dossier ! Hélas les pelleteuses du SMAGE des 2 Morin ont parlé ! L’avenir dira en cas de nouvelles fortes crues du Grand Morin qui avait raison… mais ce jour là les dirigeants du SMAGE n’auront aucun comptes à rendre ! c’est ce qu’on appelle une démocratie…. Continuons donc à détruire des ouvrages centenaires au nom de la « continuité écologique » (puisqu’il faut à tout crin transposer et appliquer sur le terrain les Directives de Bruxelles) ! à lequel le tour maintenant ? le déversoir du moulin de Saint-Martin ? Ce que je m’explique mal c’est que notre ami J-C Cavuscens n’ait semble t-il pas assorti son recours administratif devant le Tribunal de Melun d’une requête en suspension, ou bien son Référé-suspension a été inopérant, ou bien le Juge des Référés est parti à la plage ? ou bien encore le SMAGE s’est assis allègrement dessus et a accéléré la destruction du clapet de Mouroux, au mépris de ce recours administratif, mettant ainsi les riverains et les élus locaux (bien silencieux) devant le fait accompli, ce qui est encore plus grave voire illégal 😕
Après lecture de ce courrier et compte tenu des sommes exorbitantes engagées en études et travaux pour éliminer ce clapet on peut légitimement se poser des questions.
Total soutien à Mr Cavuscens. Comme dit Philippe Barthelemy, les pelleteuses du SMAGE ont parlé … Ces méthodes en mode marche forcée oreilles bouchées œillères plaquées à la tête sont détestables. Pour abonder dans cette description, je vous donne à la suite 2 exemples supplémentaires. Contexte : les travaux du SMAGE en cours à Jouy-sur-Morin pour supprimer le vannage du Marais.
1er exemple : suite à mes publications sur la page Facebook de Jouy-sur-Morin, publications dénonçant rive gauche à Chauffour la coupe d’un espace boisé classé pour création d’une dérivation du Grand Morin sur 950 mètres linéaires, et rive droite l’abattage des arbres bordant l’Espace public Sobremant (détente, pêche et canoë kayak) et bordant certaines propriétés privées, et suite aux articles parus dans la presse locale, Michael Rousseau maire de Jouy-sur-Morin (et 5ème vice président du SMAGE) a fait stopper les travaux, indiquant en séance du Conseil que ces travaux ne reprendraient pas avant que ne soit organisée un réunion publique avec les habitants. Comme par hasard, les travaux ont repris sur la rive gauche avant ladite réunion : creusement du canal de dérivation. Lorsque l’opposition a questionné Mr Rousseau sur cette reprise des travaux avant la tenue de la réunion publique, il nous a répondu qu’il ne pouvait rien dire car il s’agissait « de travaux privés sur un terrain privé ». Cette réponse souligne à quel point ces gens ne sont redevable de rien à notre égard : qu’importe la parole non tenue, qu’importe la commandite du SMAGE et du bureau d’étude CE3E qui ont la maîtrise sur ces travaux, on ne peut espérer aucune réponse. Une honte, un déni de démocratie. Rémunération 3000 € mensuels sur argent public (indemnités commune + CC2M), mais on vous ballade en vous regardant droit dans les yeux, sans gêne.
2nd exemple : la réunion publique en question se déroule le 20 juin dernier à l’Espace public Sobremant, en présence de Mr Rousseau, qui laisse la parole à Mr De Vestèle, qui laisse la parole à Mr Cozilis, patron du bureau d’étude CE3E et qui mènera toute la réunion. Ce dernier donne un descriptif des travaux de creusement du canal de dérivation, en cours sur feu la portion d’Espace Boisé Classé du Château de Chauffour impactée. Et Mr Cozilis de raconter publiquement qu’une ancienne chaussée en calcaire conduisant au Marais a été mise au jour lors des affouillements. Ce qui constitue pour moi une découverte archéologique. Il se trouve que fin avril dernier s’est tenu à Meaux le congrès annuel de la Fédération des Moulins de France, dont la journée d’étude avait pour thème « L’Archéologie au service de l’Histoire des Moulins ». Assistant à ce congrès, j’avais interrogé Mr Christian Cribellier, Conservateur en Chef du patrimoine (sous-direction de l’Archéologie, ministère de la Culture) sur la nécessité de signaler préventivement les travaux sur les anciens ouvrages hydrauliques du Grand Morin, et sur l’obligation de déclaration de découverte auprès des services de l’état en cas de mise au jour de vestiges. J’avais bien entendu cité les travaux opérés et prévus par le SMAGE. Et Mr Cribellier m’avait confirmé et cette nécessité et cette obligation. Aussi le 7 juillet dernier, lors du dernier Conseil municipal de Jouy-sur-Morin, j’ai demandé à Mr Rousseau s’il avait reçu une déclaration de découverte de la part de Mr Cozilis ou du SMAGE et si – ayant lui-même eu connaissance des faits, il avait effectué un signalement auprès des services archéologiques. Rien de tout cela bien entendu, et il me fut répondu que la DDT supervisant ces dossiers, c’était donc de son ressort (SIC !). Je m’abstiendrai de tout commentaire supplémentaire tant tout cela est désolant. Je constate simplement qu’il est possible que des indices intéressant l’histoire communale aient été détruits sans que nul ne s’en inquiète, ni au SMAGE et surtout ni en Mairie.