Indice IVC 6%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 15.3°C • Vent : 9 km/h (raf. 21) • Pression : 1019 hPa • Humidité : 72% • Calcul : 01:16 (il y a 13 minutes)

💡 Re-cliquez sur le badge pour choisir votre secteur
Vigilance Vert Risque Vigicrues : Normal — Situation : rien à signaler — Météo France : Vert • Niveaux : Niveaux stables • Température : 15.3°C • Vent : Vent 9 km/h (raf. 21)       
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : --
Hauteur : 1.13 m
Station : Le Grand Morin à Couilly-Pont-aux-Dames — 22:20
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas d'alerte
Pression : 1018.1 hPa
☁️ Ciel couvert (100%)
Mis à jour : 00:30 (il y a 59 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 9 km/h
Rafales : 16 km/h
Temp Temp.
Température : 15.8°C
Ressenti : 15.8°C
Humidité : 74%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 98%
Prénom du jour : Élisée
Normal — rien à signaler — MF : Vert • Niveaux : Niveaux stables • T° : 15.3°C • Vent : Vent 9 km/h (raf. 21)

Érosion du Grand Morin à Crécy : la route de Serbonne menacée

📅 26/02/2026 · ✍ par Corinne · 💬 8 commentaires · ↗ Post Facebook · 👍 41 réactions

⚠️ Il a été observé à Crécy la Chapelle que les berges du Grands Morin de la route de Serbonne étaient très abîmées :
Une forte érosion, avec un surplomb marqué et la rivière qui attaque clairement le pied de berge.

– La route est située immédiatement en crête de talus, avec peu de recul.
– Aucun enrochement ni protection structurelle n’est visible.
– Le talus semble composé de terre végétale relativement meuble.

La stabilité de la chaussée pourrait être menacée à moyen terme si l’érosion continue.

Ce type de configuration présente plusieurs risques :

1. Un affouillement progressif (creusement du sol par l’action de l’eau en mouvement) du pied de berge → La rivière creuse à la base, ce qui fragilise l’ensemble du talus.

2. Une rupture brutale possible après crue. Lors d’un épisode de crue, la vitesse du courant augmente et peut provoquer un décrochage soudain, un glissement de terrain partiel, une fissuration de la chaussée et une absence de zone tampon.
La route est trop proche du lit mineur pour absorber naturellement l’érosion.

En termes de responsabilité, au vu de la photo :

– La berge semble structurellement liée à la stabilité de la route.
– Elle agit comme un ouvrage de soutènement naturel de la voirie.

Dans ce cas, la responsabilité pourrait relever du gestionnaire de la voirie.
Si la route est communale → la commune
Si elle est départementale → le département
car il s’agit d’un risque affectant un ouvrage public.

Même si le cours d’eau est non domanial, lorsqu’une berge soutient une infrastructure publique, la jurisprudence tend à considérer qu’il s’agit d’un enjeu de voirie.

⚠️ Point important :

Si rien n’est fait, la dégradation va s’amplifier naturellement et une intervention d’urgence coûtera beaucoup plus cher qu’un traitement préventif (génie végétal, banquette, épis, protection de pied).

Ce que montre aussi la photo :

La berge n’est pas artificialisée.
elle pourrait l’être par :

– génie végétal (technique qui utilise les plantes vivantes pour stabiliser les sols et les berges, au lieu d’utiliser uniquement du béton ou des enrochements)
– techniques mixtes bois + végétation,
– protection localisée du pied uniquement.

On n’est pas forcément sur un besoin d’enrochement massif.

L’érosion, lorsqu’elle devient importante ou affecte des infrastructures proches, peut aussi perturber les milieux : l’eau devient trouble (turbidité), il y a perte de végétation et modification des habitats.

Si l’érosion devient forte ou brutale, la turbidité est accrue :
Des quantités importantes de terre tombent dans l’eau :
• l’eau devient plus trouble,
• la lumière pénètre moins,
• certaines plantes aquatiques peuvent régresser,
• les frayères (zones de reproduction des poissons) peuvent être colmatées.

Et également déstabilisation de la ripisylve.
La végétation de berge (arbres, arbustes) peut être déracinée :
• perte d’ombrage,
• hausse locale de température de l’eau,
• réduction d’habitats pour insectes et oiseaux.

Localement , un effondrement important peut
• modifier brutalement les écoulements,
• détruire des habitats installés,
• créer une instabilité prolongée.

L’enjeu est donc de concilier fonctionnement naturel et sécurité.

Conclusion :
D’après l’image Il y aurait une érosion active, la route est exposée à moyen terme.
La question dépasse le simple entretien riverain : il y a un enjeu de sécurité routière.

Nous avons contacté la Mairie de Crécy la Chapelle pour lui faire part de ces observations.

Vous avez aimé cet article ? Soutenez VigiCrécy® !

Articles similaires

ℹ️ Facebook anonymise délibérément les auteurs des commentaires à l'importation.

8 commentaires

  • Le problème n’est pas nouveau. Il y a une dizaine d’années on a eu un cas d’effondrement, du temps de l’ancien syndicat. Il a fallu des années de dossier avant de pouvoir réparer, la DDT nous baladait avec des procédures qui changeaient tout le temps. Pour moi la raison principale d’effrondement c’est l’eau qui arrive du champ par ruissellement, champ cultivé au ras de la route. L’eau traverse la route et va à la rivière en rendant la berge gorgée d’eau qui devient fragile. La solution passerait par la réalisation d’un fossé côté champ, fossé qui a du exister autrefois. Autre problème, le fait que la route soit par endroit si près de l’eau ce qui fragilise la berge. Sinon, la route est communale et la rivière domaniale.

  • Il est important d’apporter un complément à cette publication.

    La mairie est déjà intervenue à plusieurs reprises sur ce secteur. Cependant, ces interventions ont systématiquement consisté à traiter les conséquences visibles de l’érosion, et non ses causes structurelles. Pire, certaines actions ont contribué à fragiliser davantage la berge.

    Les opérations de taille et de coupe d’arbres ont affaibli le maintien naturel des sols. La ripisylve joue un rôle fondamental de stabilisation grâce à son système racinaire ; en la dégradant, on accélère mécaniquement les phénomènes d’affouillement.

    La “haie de berge” qui a été implantée n’a, de toute évidence, pas pris racine correctement. Son installation en bord immédiat de rivière, dans une zone déjà instable et soumise aux variations hydrauliques, a conduit à l’échec d’une grande partie des plantations : beaucoup sont aujourd’hui mortes ou déracinées.

    Les enrochements posés localement montrent également leurs limites. Les blocs installés ne retiennent pas les terres et finissent eux aussi par s’effondrer dans le lit du cours d’eau, ce qui déplace le problème sans le résoudre.

    À cela s’ajoute la pression structurelle exercée par le trafic. Cette route, étroite et en crête de berge, ne devrait pas être ouverte aux poids lourds. L’épisode récent lié à la récolte de betteraves en est une illustration flagrante : une vingtaine de semi-remorques ont circulé sur cet axe, provoquant un affaissement de la chaussée et accentuant la fragilisation générale du linéaire… ainsi que celle du pont de Serbonne, déjà identifié comme structure à risque d’effondrement selon les études réalisées l’an dernier.

    Aujourd’hui, on reste dans une logique d’intervention minimale, contrainte par des budgets réduits, qui colmate sans jamais traiter le fond du problème.

    La dégradation continue des berges ne constitue pas seulement un enjeu de voirie ou de paysage. Elle aura des répercussions directes sur la dynamique hydraulique du secteur et contribuera à accentuer les phénomènes d’inondation.

    La vraie question est donc la suivante : à quand une prise en charge globale, pilotée par des compétences techniques adaptées, pour traiter durablement les causes réelles plutôt que leurs symptômes ?

  • Je copie ci-dessous un commentaire que j’ai posté sur une publication de la Mairie de Villiers sur Morin communiquant sur un élagage sur la route entre Villiers et saint germain ;

    « miracle ! » 😉 On ne peut que s’en réjouir ! Mais quand même… Quand le département (et d’autres organisations) intégrera qu’il vaut mieux prévenir que guérir… Des entretiens préventifs et réguliers sont certainement moins onéreux et complexes logistiquement. J’espère que dans la foulée, Enedis relèvera les fils qui traînent par terre depuis des années et que les accotements de la route seront stabilisés…

    C’est exactement la même problématique. Pendant des années, tout le monde constate le désastre avant d’intervenir en « urgence » devant les risques de chutes d’arbres sur les riverains, les rails du train etc… Donc coût important vs entretien préventif…

    Des arguments reviennent régulièrement : c’est aux propriétaires d’entretenir… Alors, si ce n’est pas fait, soit on entame des actions pénales, soit on les aide si Ils ont des difficultés et surtout, on traite les sujets de façon équitable (cad on s’attaque aussi aux betonages anarchiques, aux décharges sauvages, aux fils électriques détournés pour permettre des branchements, a l’entretien des fossés existants, à l’accotement stabilisé des routes etc …)
    Et on communique sur ces actions…
    Histoire peut-être de dissuader certains et de rassurer les autres !

    « Y a qu’à ! Faut qu’on…! » Vous allez dire ! Peut-être ! Mais, je paye des impôts et c’est quand même désastreux de voir des si beaux environnements dégradés à ce point, (sans sanction pour quiconque ou communication de plan global), sachant qu’en parallèle, dans la plupart des communes, les constructions de logements continuent…

    Également… Autre sujet : La moyenne d’âge des agents d’élagage de la DDE devait être plus proche de 55 ans que de 25… Ça m’a « surpris » ! Où est la relève ? Le passage de savoir ?

  • Ce qui est factuel pour la route de Serbonne l’est autant pour les habitations situées à l’entrée de Serbonne à quelques mètres du Grand Morin, avec le risque supplémentaire qu’il s’agit d’habitations
    Merci pour votre action

Laisser un commentaire

+ D'INFOS

À propos de cette carte

Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

Découvrir le calque Cours d'eau

« Le contenu de VigiCrécy® est le fruit d'un vrai travail collectif. Merci de ne pas le recopier ailleurs sans autorisation !
Si vous êtes porteur de projet et intéressé, contactez-nous, on adore les partenariats »
small_c_popup.png

Laissez-nous votre témoignage

Discutons-en