⚠️ Inondations du Grand Morin : le ministère de la Transition écologique pointe les défaillances
Le ministère de la Transition écologique a ordonné une étude pour constater de l’adaptation, ou non, du bassin-versant du Grand Morin face au dérèglement climatique. L’étude vient d’être rendue publique.
Le Grand Morin a été frappé par plusieurs épisodes d’inondations majeures ces dernières années. À l’été 2016 puis à l’hiver 2018, des crues généralisées ont entraîné des dégâts importants. Plus récemment, en octobre 2024, la tempête Kirk a causé des dommages considérables (C’est le moins qu’on puisse dire… 😡).
Face à ces événements répétés, le ministère de la Transition écologique a commandé une étude approfondie pour évaluer l’adaptation du territoire aux risques d’inondation et identifier les défaillances dans la gestion actuelle.
. Un territoire frappé par les inondations
Le bassin-versant du Grand Morin s’étend sur trois départements : la Seine-et-Marne principalement, ainsi que l’Aisne et la Marne. Il compte 104 communes et couvre une superficie importante.
Les inondations de 2016 ont marqué durablement le territoire, suivies par celles de janvier 2018 avec des systèmes dépressionnaires venus de l’Atlantique. Le bassin a également été touché par les crues des rivières du Grand Morin et du Petit Morin.
En 2024, la tempête Kirk a causé des dommages majeurs, confirmant la vulnérabilité persistante du territoire face aux événements climatiques extrêmes.
Les conséquences de ces inondations sont multiples : dégâts matériels importants aux habitations, perturbation des activités économiques, problèmes de santé publique, et traumatismes psychologiques pour les populations touchées.
. Gestion des milieux et prévention
Le rapport pointe du doigt plusieurs défaillances majeures dans la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations sur le bassin du Grand Morin.
. Manque de coordination
Les actions de prévention ne sont, selon le texte, pas coordonnées entre les différents acteurs du territoire. Il existe une multiplicité d’intervenants (communes, intercommunalités, syndicats de rivières, département) mais leurs actions manquent souvent de cohérence.
. Problèmes identifiés
L’étude souligne notamment :
– L’accélération du ruissellement due à l’artificialisation des sols et à certaines pratiques agricoles qui ne favorisent pas l’infiltration de l’eau
– Le manque de zones d’expansion des crues qui permettraient de retenir l’eau lors des épisodes pluvieux intenses
– Une culture du risque insuffisante parmi la population, qui ne perçoit pas toujours la gravité des enjeux
– Des aménagements inadaptésqui aggravent parfois les phénomènes d’inondation au lieu de les atténuer
. Recommandations en matière de prévention
Le ministère insiste sur la nécessité de :
1. Améliorer la coordination entre les acteurs du bassin
2. Renforcer la culture du risque auprès des populations
3. Adapter les stratégies d’aménagement du territoire
4. Protéger et restaurer les zones humides et les espaces de rétention naturelle
. Des axes de progrès
À l’inverse, l’étude liste aussi les points positifs et identifie certaines structures jugées performantes.
Les Structures efficaces
Le rapport salue notamment :
– L’EPTB (Établissement Public Territorial de Bassin) du Grand Morin pour son rôle de coordination à l’échelle du bassin-versant
– L’action du département de Seine-et-Marne dans certains domaines de la prévention des inondations
– Certaines initiatives locales qui ont démontré leur efficacité
. Les bonnes pratiques identifiées
L’étude met en avant plusieurs démarches positives :
– La mobilisation de tous les acteurs professionnels, en particulier certains élus engagés dans la prévention
– Des actions de sensibilisation réussies auprès des populations
– La mise en œuvre de certains projets d’aménagement tenant compte des risques d’inondation
Ces exemples de réussites doivent, selon le rapport, servir de modèles à généraliser sur l’ensemble du territoire.
. 10 recommandations pour améliorer le fonctionnement
L’étude formule 10 recommandations structurées pour améliorer la prévention des inondations et l’adaptation du territoire.
Les principales recommandations
1. Améliorer la coordination entre tous les acteurs du bassin-versant (communes, intercommunalités, syndicats, département, région)
2. Renforcer les moyens financiers dédiés à la prévention des inondations et à la gestion des milieux aquatiques
3. Développer une stratégie territoriale globale d’adaptation au changement climatique
4. Protéger les zones d’expansion des crues et créer de nouveaux espaces de rétention
5. Adapter l’urbanisme en évitant de construire dans les zones à risque et en imposant des normes strictes pour les constructions existantes
6. Améliorer la culture du risque par des campagnes d’information et de sensibilisation régulières
7. Renforcer les systèmes d’alerte et de gestion de crise pour mieux anticiper et gérer les événements (100% d’accord !)
8. Restaurer les milieux naturels (zones humides, haies, boisements) qui jouent un rôle dans la régulation du cycle de l’eau
9. Adapter les pratiques agricoles pour limiter le ruissellement et favoriser l’infiltration
10. Évaluer régulièrement les actions mises en œuvre et ajuster les stratégies en fonction des résultats
. Financement et mise en œuvre
Le rapport insiste sur la nécessité d’un financement pérenne et d’une coordination renforcée pour la mise en œuvre effective de ces recommandations.
Il faut prendre son temps… mais agir maintenant
L’étude souligne un paradoxe apparent mais essentiel : il faut à la fois prendre le temps de bien faire les choses et agir rapidement…
⚠️ L’urgence d’agir
Les événements climatiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. La tempête Kirk de 2024 en est une illustration récente. Le territoire ne peut plus attendre pour se protéger.
Les populations touchées par les inondations répétées (et VigiCrécy) expriment leur lassitude et leur inquiétude. Elles attendent des actions concrètes et rapides.
. La nécessité de la réflexion
Cependant, l’étude met en garde contre les solutions hâtives qui pourraient aggraver les problèmes à long terme. Il faut :
– Prendre le temps de la concertation avec tous les acteurs concernés (élus, habitants, Entreprises, Associations locales)
– Analyser finement les causes des inondations et leurs mécanismes
– Évaluer l’impact des solutions envisagées avant de les mettre en œuvre
– S’inscrire dans une vision de long terme plutôt que de rechercher des solutions d’urgence peu efficaces
. Trouver l’équilibre
Le rapport appelle à trouver le juste équilibre entre ces deux impératifs :
– Lancer rapidement des actions prioritaires (amélioration des systèmes d’alerte, protection des zones les plus vulnérables)
– Tout en menant une réflexion approfondie pour élaborer une stratégie globale et durable
La stratégie mise en place ne peut être efficace que si elle mobilise tous les acteurs du territoire dans une démarche collective et coordonnée, inscrite dans la durée.
Conclusion
Cette étude du ministère de la Transition écologique dresse un constat sans complaisance de la situation du bassin-versant du Grand Morin face aux risques d’inondation.
Si des efforts ont été entrepris et certaines structures fonctionnent bien, des défaillances importantes subsistent en matière de coordination, d’aménagement du territoire et de prévention…
Les 10 recommandations formulées offrent une feuille de route pour améliorer la résilience du territoire. Leur mise en œuvre nécessitera une mobilisation collective et des moyens à la hauteur des enjeux.
Face à l’urgence climatique et à la multiplication des événements extrêmes, le territoire du Grand Morin doit se doter rapidement d’une stratégie ambitieuse et coordonnée d’adaptation aux risques d’inondation.
Nous vous invitons à acheter le Pays Briard du jour et à lire l’article écrit par Audrey Gruaz
« En 2024, la tempête Kirk avait fait de nombreux dégâts dans le nord de la Seine-et-Marne ».
17 commentaires
Toujours du bla bla!!!…. Que les services de l’écologie fassent un tour sur la route qui va de Crécy à coulommiers… Et vous constaterez l’épandage de désherbants dans les champs…. Les champs sont jaunes, donc pas difficile à voir…
A 500 metres d’un pont, les berges doivent etre nettoyées. Rien n est fait a couilly mont aux dames. Les berges s ecroulent
Ils ont passé combien d’heures à faire ce rapport et ces constatations ?
Il fallait juste venir constater sur place et demander aux différents intervenants leurs actions depuis des années…
Ça aurait été rapide puisqu’il n’y en a pas bcp …
Nous attendons donc des actions suite à ces constats. J’aime bien la « protection des zones vulnérables » à priori certains maires pensent que bétonner une zone inondable va faire fuir l’eau du petit et grand morin 🙄
J’adore la nécessité 2
Renforcer la culture durisque auprès des populations
Forcément ça n’implique que de la comm et pas d’actions…
Une étude (au prix de l’or) de plus à l’efficacité très relative et qui nous explique des choses que l’on sais déjà nous les habitants/victimes.
C’est aux organismes et collectivités d’agir!
ya qu’a faut qu’on….
Combien ça a couté se truc
Qui a donné les permis de construire dans des zones inondable depuis des siècles?
Blablabla. Blablabla. Et la suite ??
Anthony AE
Je suppose qu’il s’agit d’une analyse du rapport de l’IGEDD publié en septembre. Voici le lien pour la lecture complète : https://www.igedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/016026-01_rapport-publie_cle536a3d.pdf
Pour ceux qui sont dans le sujet, c’est une compilation de tout ce qu’on sait déjà avec des recommandations qui s’adressent aux décideurs à haut niveau. Il a le mérite de mettre tout le monde au même niveau d’information, même si tout n’est pas à mettre au même niveau de priorité et d’importance. Ce qui est clair c’est que le sujet est vaste et complexe. Le paradoxe entre le besoin d’aller vite vers des solutions mais aussi de prendre son temps pour ne pas faire n’importe quoi créé forcément des frustrations. Comme toujours on voudrait des solutions radicales venant d’en haut mais ça dérape si on ne prend pas en compte les avis et besoins de tous les acteurs locaux.
Bla bla et encore du bla bla et zn conclusoin du bla bla tous sa pour sa
Ils sont payés pour produire un truc aussi creux ?
Dine Dine
Est ce que le rapport procède à une analyse des causes ? Quelles décisions / aménagements / manques d’entretien ont conduit aux inondations de 2016, 2018 et 2024? Notre maison est au bord du Morin et jamais en plus de 60 ans il n’y avait eu pareilles inondations ….
C pas nouveau le gd marin et le petit morin c tous les ans la même chose
Ça suffit de « discuter » il faut agir maintenant.
Sur notre commune la Mairie a Autoriser des travaux de barrière d’un propriétaire « Maire de la commune voisine » à planter son grillage jusque dans le lit du Morin. Ça va faire stagner les déchets c’est top pour inonder les voisins.
Il est impératif que vous fassiez circuler une brigade et que vous releviez toutes les infractions et adressiez des amandes avec des astreintes sous huitaines. Depuis 50 ans y’a pas un propriétaire qui a reçu un RAR l’obligeant à entretenir ses berges !!!!!
Autour des ponts c’est bouché de partout, sans entretien hebdomadaire. Ça coûte soit disant trop cher… par contre on voit pleins de petites actions pour gonfler l’égo d’élu qui claquent un fric fou pour des choses pas utiles ni vitales
Les riverains ont très bonne culture de la situation: ils vivent littéralement les pieds dans l’eau.
C’est plutôt vous qui avez mauvaise culture de l’action.
Trop d’acteurs intervenant… oui à l’image de la France avec toutes ces strates administratives politisés qui n’ont pas du tout d’objectifs communs pour la population. Mairie, communautés de communes ou d agglomérations, départements, régions, syndicats, associations diverses et variées, comités d’habitants et autres, ….. pour avoir assisté à des réunions publiques c’est désolant de voir la durée des débats pour au final prendre une décision au bout de plusieurs mois ou années et encore une décision même pas adéquat au problème…. comment cela peut avancer…
Et donc en concluion qui va faire quoi 🤔