Une rumeur circule actuellement : celle d’un prétendu projet de loi qui interdirait l’épandage de pesticides à moins de 150 mètres de toute habitation ou bâtiment d’activité.
C’est faux.
En tout cas, ce n’est absolument pas l’état actuel du droit français, ni des textes en discussion en mai 2026.
Ce qui existe réellement aujourd’hui (décret n°2019-1500 issu de la loi EGALim) :
• 5 mètres pour les cultures basses
• 10 mètres pour l’arboriculture, la viticulture et les cultures hautes
• 20 mètres incompressibles pour les produits contenant des substances préoccupantes (CMR notamment : Cancérogènes, Mutagènes, Reprotoxiques — les substances les plus dangereuses pour la santé humaine)
Et le projet de loi d’urgence agricole actuellement en discussion va plutôt… dans le sens inverse.
Son article 11 prévoit de transférer la charge des ZNT (Zones de Non-Traitement, bandes où l’on n’épand pas) aux aménageurs et riverains, via une servitude « pouvant aller jusqu’à 10 mètres sur les terrains contigus des parcelles agricoles ».
Autrement dit : cela pourrait conduire, dans certains cas, à remplacer des ZNT actuellement plus larges par un plafond de 10 mètres.
Vote solennel prévu le 2 juin, puis examen au Sénat à partir du 29 juin.
Alors d’où vient ce chiffre de 150 mètres ?
Il vient principalement de l’arrêté pris en 2019 par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), Daniel Cueff, interdisant l’utilisation de pesticides « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ».
Cet arrêté a ensuite été suspendu par le tribunal administratif.
C’est également une revendication portée depuis plusieurs années par l’association Générations Futures, qui demande l’extension des ZNT à 150 mètres, contre 5 à 10 mètres aujourd’hui, au regard des données scientifiques sur la présence de pesticides dans l’air.
Est-ce suffisant scientifiquement ?
150 mètres représenterait déjà un changement majeur.
Mais plusieurs travaux scientifiques suggèrent que cela resterait malgré tout insuffisant pour certaines substances.
Des études citées en question parlementaire évoquent des impacts mesurables jusqu’à
1 250 mètres autour d’exploitations utilisant certains pesticides.
L’Atlas des Pesticides 2023 documente également des résidus retrouvés à plus de 1 000 km de leur lieu d’épandage, via les phénomènes de transport atmosphérique.
Aucune distance raisonnablement applicable ne protège totalement de la dérive aérienne des substances volatiles ou persistantes.
La réponse sanitaire la plus efficace reste donc la sortie progressive des molécules les plus dangereuses :
• CMR (Cancérigènes, Mutagènes, Reprotoxiques)
• PE (Perturbateurs Endocriniens)
• neurotoxiques
Or plusieurs textes récents, comme la loi Duplomb d’août 2025 et la proposition déposée en janvier 2026, s’inscrivent au contraire dans une logique de possible réintroduction ou réautorisation de certaines substances controversées comme l’acétamipride ou le flupyradifurone.
En résumé, le chiffre de 150 mètres circule beaucoup, mais il n’est inscrit dans aucun projet de loi santé actuellement en discussion.
Si vous voyez passer cette affirmation, vérifiez toujours la source : il s’agit le plus souvent soit d’une confusion avec l’arrêté de Langouët, soit d’une revendication associative présentée à tort comme déjà acquise.
63 commentaires
Charles Boulanger Oui, le maïs est classé en culture basse au sens de la réglementation ZNT — donc distance minimale de 5 m des habitations (réductible à 3 m sous charte avec matériel anti-dérive).
Ça peut surprendre, car le maïs adulte dépasse les 2 mètres. Mais le classement « culture basse / culture haute » ne se fonde pas sur la hauteur de la plante. Il repose sur le mode de pulvérisation et le risque de dérive aérienne associé. Les cultures hautes (10 m) regroupent l’arboriculture (vergers), la viticulture (vignes), les arbres et arbustes, le houblon ; les cultures basses (5 m) sont toutes les autres : céréales, pommes de terre, légumes de plein champ.
en arboriculture et viticulture, on traite de côté et vers le haut, dans un feuillage en hauteur le nuage de produit part loin et haut, donc dérive forte. En grandes cultures comme le maïs, les céréales ou la betterave, on traite par le dessus, rampe basse dirigée vers le sol la dérive est moindre. Le maïs entre donc dans la catégorie « grandes cultures-cultures basses » par son système de traitement, pas par sa taille. Pour être encore plus précis : la distance réelle dépend d’abord de l’étiquette du produit : l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). C’est l’autorisation administrative obligatoire qu’un pesticide doit obtenir avant de pouvoir être vendu et utilisé en France. Sans cela, un produit phytosanitaire est tout simplement illégal sur le marché.
En France, c’est l’ANSES l’agence sanitaire, qui délivre, refuse ou retire ces AMM, après évaluation des risques pour la santé humaine, les animaux et l’environnement. Chaque AMM porte sur un produit commercial précis (la formulation vendue), et fixe ses conditions d’emploi : cultures autorisées, doses, nombre de traitements, délais avant récolte.
Si cela vous intéresse, on peut envisager un article sur le sujet, car il est vaste et il mérite qu’on soit précis en restant factuel.
VigiCrécy merci pour votre retour d’informations.
Je ne connaissais pas ce type de matériel anti dérive.
Ce « truc » me semble relativement obscure.
J’ai beaucoup cherché d’ informations sur ses sujets mais je dois dire qu’il a boire et à manger même sur divers sites des FNSEA.
La reglementation sur les zones d’ependage proche des cours d’eau mériterait une longue explication.
Charles Boulanger Pour s’en tenir au vérifiable, la référence qui fait foi : la liste officielle des matériels anti-dérive publiée au Bulletin officiel du ministère de l’Agriculture (BO Agri), consultable sur agriculture.gouv.fr. Chaque équipement homologué y est associé à un taux de réduction de dérive (66, 75, 90 ou 95 %). Un matériel vendu comme « anti-dérive » par un fabricant n’a aucune valeur réglementaire s’il ne figure pas sur cette liste — c’est d’ailleurs un point que rappellent les services de l’État eux-mêmes lors des contrôles.
Deux limites importantes :
1) ce matériel agit sur la dérive des gouttelettes au moment du traitement, mais pas sur la volatilisation du produit dans les heures qui suivent,
2) cette réduction de distance n’est jamais autorisée à proximité des lieux accueillant des personnes vulnérables (écoles, établissements de santé).
Le Grand Morin, le Petit Morin et l’Aubetin traversent un bassin versant largement dédié aux grandes cultures — maïs, céréales, betterave — c’est-à-dire des cultures où l’épandage se fait au plus près du sol et des cours d’eau.
VigiCrécy et le vent !
La santé du vivant est vendue au lobbies productivistes de l’agro-industrie, c’est lamentable et honteux.
Bonjour.
« 5 mètres pour les cultures basses ». Certes.
Malheureusement certains agriculteurs sont plus à trois mètres des habitations.
Une question : Le maïs est elle une culture basse ou haute ?
Merci pour les infos.
Tout ça est franchement inquiétant. 🙏
Audrey Letac il est important d’être informé afin de démêler le vrai du faux en étant factuel et en relayant les sources officielles.
ce qui m’inquiète aussi et surtout ce sont les marches arrière sur les interdictions alors que c’est une question de santé publique qui n’est plus à prouver.
Et puis + de pesticides, moins d’insectes, moins de végétation, une terre toujours plus hermétique et des inondations plus certaines.
Bon C’est un gros raccourci ☺️
Audrey Letac moins que cela :
https://reporterre.net/Les-pneus-rejettent-des-centaines-de-molecules-toxiques
Donc nous continuerons à être polués par ces saloperies de pesticides.
A savoir :
Le Conseil d’État interdit définitivement aux maires de prendre des arrêtés anti-pesticides. Le Conseil d’État a rendu, le 31 décembre 2020, une décision très attendue sur la possibilité ou non, pour les maires, de prendre des arrêtés interdisant l’utilisation de pesticides sur le territoire de leur commune.
Marysa Plançon C’est une jurisprudence, pas une règle gravée dans le marbre : une loi peut faire évoluer les compétences à tout moment, comme le montrent les débats législatifs en cours.
VigiCrécy espérons car nous sommes réellement concernés…nombreux sont ceux qui vivent à proximité des champs cultivés dans le secteur…c’est la campagne ! J’en profite pour vous remercier pour tous ces articles passionnants.
500M min!!!!!!
Heureusement
Pleuré pour un terrain, et, ensuite, Pleuré, pour une bande de non traitement.
Compliqué de trouvé du terrain….
Qu’en disent les médecins ? Ils voient bien les cancers qui augmentent d’une façon plus qu’inquiétante !
Je me pose des questions, nous avons le champ qui est le long de chez nous en betteraves cette année et on entend régulièrement le passage du tracteur de nuit vers 23h30 ou 4h qui lorsque l’on vérifie procédé à de l’épandage. Y a t il un intérêt particulier à le faire de nuit ou quelque chose à cacher? Ces 2 dernières années nous venons de perdre 4 de nos animaux pour des carcinomes placés à des endroits où normalement on en retrouve jamais, c’est le vétérinaire cancérologue qui nous a alerté en nous disant que pas normal et cherchait un point commun. Du coup on se pose la question.
Béatrice Marcellas je vous rassure, on ne traite pas la nuit pour ce cacher. Pour ma part j’interviens régulièrement la nuit car les températures sont plus basse, l’hygrométrie est plus élevé. La plante est donc plus réceptive au produit Phytosanitaire ce qui permet de baisser les doses.
Personnellement je préfèrerais dormir mais si c’est meilleur pour l’environnement et mon porte monnaie, il n’y a pas à hésiter.
Béatrice Marcellas c’est plus efficace et permet de réduire les doses.
En plus, la nuit, le vent est tombé donc ça réduit d’autant le risque de dérive.
Souvent les gens pensent que c’est pour cacher quelque chose alors que c’est ainsi qu’on travaille dans les conditions optimums
Ce n’est pas suffisant
1 km serait le minimum
Jean-Claude Houee viré les paysans aussi ! hein mon toto
Jean Christophe Simon pour te punir je double la dose
Deux km
Jean-Claude Houee 2 meme
Vincent Ferandi chez moi
On est toujours au raz des maisons
Et tout se passe bien
Béatrice Marcellas ma chienne est décédée d’un cancer des narines 💔
La question est qui est arrivée avant ? Les habitations où le cultivateur avec sont coq c’est vaches
🤮🤮🤮🤮🤮
Charles Boulanger c est 3 avec des buses anto derive
Béatrice Marcellas quelque chose a cacher la blague l hydrometrie sa vous parle
Béatrice Marcellas on vien le soir va pas on vien le matin sa reveille on vien le midi c est la sieste on fait la moisson il y a de la poussiere il va bientot falloir faire une demande en 5 formulaires,pour travailler
Philippe Paya pour vendre faudrais etre proprietaire et bien souvént ce,sont des gens,comme vous,qui sont partis et on garder les terres,en bords,de villes et vendent a,la,premiere racaille
Et si le metier paierais,on aurait quand on proprietaire pas besoin de vendre
Philippe Paya si il n y avait pas tant d impot sur le foncier non batis pas besoin de véndre la,frànce le seul pays au monde a avoir ce type d impot
Philippe Paya si vos,aieux n aurait pas,quittés le metier par simplicité ils ne vendraient pas
On devrait déja commencer par interdire toutes constructions à moins de 150 m des champs
Thierry Mahot Oui le bon sens, garder des zones naturelles aux abords des villages, des vergers, des prés, des mares, …
Les znt sont passées en 2020 mais n on pas fait partis du quoi qu il en coute passer a la,trape
Béatrice Marcellas bonjour,
Votre témoignage mérite d’être entendu, et votre questionnement est parfaitement légitime.
Concernant l’épandage de nuit, aussi étrange que cela puisse paraître, il ne constitue pas en soi un signe d’irrégularité. La nuit, les températures sont plus basses, l’humidité plus élevée et le vent généralement plus faible, ce qui limite la dérive et la volatilisation des produits. Pour certains traitements toxiques pour les pollinisateurs, l’application en dehors des heures de butinage est même imposée par la réglementation. De nombreux épandages nocturnes répondent ainsi à des contraintes techniques ou réglementaires, et non à une volonté de dissimulation.
Cela ne dispense évidemment pas du respect des règles en vigueur, notamment des distances de sécurité et des conditions météorologiques permettant l’application des produits.
Les agriculteurs eux-mêmes figurent parmi les personnes les plus exposées. L’expertise collective de l’INSERM, actualisée en 2021, a mis en évidence une présomption forte de lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et plusieurs pathologies, parmi lesquelles la maladie de Parkinson, le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple, le cancer de la prostate, certains troubles cognitifs et la bronchopneumopathie chronique obstructive. Plusieurs de ces maladies sont aujourd’hui reconnues au titre des maladies professionnelles agricoles. Un fonds d’indemnisation des victimes de pesticides existe également depuis 2020.
La question des pesticides n’oppose donc pas les riverains aux exploitants : elle concerne la santé de l’ensemble des personnes susceptibles d’être exposées.
Concernant la perte de vos animaux, la situation est différente et mérite toute l’attention nécessaire, en particulier lorsqu’un vétérinaire cancérologue lui-même s’interroge sur l’existence d’un facteur commun. En l’état, il n’est pas possible d’établir un lien de causalité entre ces pathologies et d’éventuelles expositions environnementales. Seules des investigations médicales et toxicologiques peuvent permettre d’explorer cette hypothèse.
Plusieurs ressources existent néanmoins :
• Le dispositif de phytopharmacovigilance de l’ANSES recueille les signalements d’effets indésirables liés aux produits phytopharmaceutiques, y compris chez les animaux.
• L’association Phyto-Victimes accompagne les personnes confrontées à une suspicion de lien entre pesticides et santé et peut orienter vers les démarches adaptées.
• Les observations et comptes-rendus du vétérinaire constituent des éléments importants dans l’évaluation de la situation et, le cas échéant, dans un signalement.
La perte de quatre animaux dans de telles circonstances est une épreuve particulièrement difficile. Merci d’avoir partagé ce témoignage et ces interrogations.
VigiCrécy avant de propager des informations manquant de précisions, lisez plutôt ceci ;
https://www.pleinchamp.com/actualite/les-agriculteurs-un-peu-moins-touches-par-le-cancer-que-l-ensemble-de-la-population
Quand aux cancers des animaux de compagnie, on ne trouve jamais de gibier morts de cancers alors qui est bien plus exposé
Severine Torcolles médecins vont vous dire que c’est les pesticides mais en même temps vont vous préconisez la pilule contraceptive,des antibiotiques,etc… Ils ne vont pas vous parlez des 1 million de tonnes de kérosène qui sont brûlés chaque jour au dessus vos têtes,des hydrocarbures déposés sur les routes par vos voitures qui finissent dans les rivières,du fait que vous n’avez pas une activité physique suffisante par rapport à tous les aliments transformés que vous consommez en trop grande quantité,de l’impact des champs électromagnétiques ,etc … c’est plus facile de taper sur les 2% d’agriculteurs qui nourrissent la France que sur les 70% de touristes qui brûlent des énergies fossiles juste pour le plaisir.
Pourtant 150 mètres devrait être un minimum.
Airy Bastien et bien rayons tout bâtiment a moins de 150m d’un champs !
Sortir les poisons de l’agriculture, seule solution durable.
@Pe Pere,
Merci pour votre commentaire.
Sur un point essentiel, nous pouvons nous rejoindre : il existe effectivement une incohérence lorsque certaines substances sont interdites aux agriculteurs français mais que des produits importés peuvent être cultivés ou traités avec ces mêmes substances à l’étranger. C’est tout l’enjeu des « clauses de réciprocité » ou « mesures miroirs », réclamées par de nombreux acteurs agricoles, environnementaux et de défense des consommateurs.
Concernant l’acétamipride et les néonicotinoïdes, il faut toutefois apporter quelques précisions. Depuis 2019, les pesticides de synthèse destinés au jardinage amateur sont interdits à la vente et à l’usage pour les particuliers en France. Il subsiste certaines utilisations dans des produits biocides domestiques, mais elles sont elles aussi appelées à disparaître progressivement.
De même, il convient de ne pas tout mélanger. Il n’est pas exact de dire que la Turquie impose à la France d’acheter 40 000 tonnes de noisettes traitées à l’acétamipride. Les informations relayées concernaient une décision des autorités turques visant Ferrero, une entreprise italienne, dans le cadre d’un différend commercial. Cela ne concernait ni l’État français ni une obligation imposée à la France.
Enfin, le fait que des incohérences existent dans le commerce international ne répond pas à la question locale qui nous préoccupe : quelles sont les pratiques mises en œuvre sur notre territoire, quels sont leurs impacts éventuels sur l’environnement, l’eau, la biodiversité et les riverains, et comment améliorer la transparence ?
On peut à la fois demander davantage de cohérence sur les importations et davantage d’information sur ce qui se passe près de chez nous. Les deux démarches sont complémentaires.
Surtout n’oubliez pas à VigiCrecy que l’acétamipride est en vente libre pour les particuliers et cela sans contrôles que des néonicotinoïdes sont en vente libre pour les particuliers et là aussi sans aucuns contrôles et n’oubliez pas qu’il y a 200 matières actives pesticides dans ce cas pourtant ces 200 matières actives sont interdites en agriculture française !!!!! n’oubliez pas de dire que la turquie vient d’imposer à la france de lui acheter 40 000 tonnes de noisettes traitées à l’acétamipride pour le fameux nutella n’oubliez pas de dire que la france autorise l’importation de lentilles canadiennes traitées au glyphosate (roundup) avant récolte !!! je vous fais grâce des 60% des fruits et légumes importés !!! mais bon il n’y a que l’agriculture française qui polluent !!!!!!
Gaetan Brard
1. Le biais dit du « travailleur sain » :
par construction, une cohorte de travailleurs exclut les personnes dont l’état de santé est trop dégradé pour exercer une activité. Elle apparaît donc mécaniquement plus saine que la population générale, qui, elle, inclut les malades, les invalides et les inactifs.
2.Le tabagisme bien moindre chez les agriculteurs, qui explique à lui seul une large part de l’écart — notamment la sous-mortalité par cancers du poumon (-50 % chez les hommes), qui n’a rien à voir avec les pesticides.
Mais surtout, le résultat le plus important du bulletin Agrican n’est pas le chiffre global : c’est qu’au sein de cette cohorte pourtant globalement en meilleure santé, six cancers sont au contraire plus fréquents que dans la population générale. Et ces six-là sont précisément ceux que l’expertise collective de l’INSERM (2021) associe à une présomption forte avec l’exposition aux pesticides : myélome multiple, mélanome, lymphome non hodgkinien, cancer de la prostate notamment.
Autrement dit : sur les pathologies où il existe un lien scientifique avec les pesticides, les agriculteurs sont plus touchés, malgré tous leurs avantages par ailleurs (moins de tabac, plus d’activité physique).
Notre post n’en est donc pas décrédibilisé — il est plutôt confirmé par Agrican lui-même : les agriculteurs sont effectivement les premières victimes des effets spécifiques des pesticides. C’est tout le sens de la reconnaissance en maladies professionnelles (Parkinson, lymphome, prostate) au régime agricole, qui n’aurait aucun sens si Agrican concluait l’inverse.
Pour information, VigiCrécy n’affirme rien sans vérifier : chaque donnée publiée s’appuie sur des sources institutionnelles et scientifiques identifiables, c’est une exigence que nous nous imposons.
Sur le fond, nous sommes du même côté de la barrière : la question n’est pas d’opposer riverains et exploitants, mais de protéger ceux qui vivent et travaillent au contact direct de ces substances — vous en premier.
Sources : (Agrican, INSERM, MSA)
VigiCrécy mélanger risque professionnel et risque sanitaire pour la population c’est de la malhonnêté intellectuelle…
Gaetan Brard
Personne ne confond risque professionnel et risque pour les riverains.
Nous rappelons simplement qu’un produit dont les effets sanitaires sont étudiés chez les personnes les plus exposées peut légitimement susciter des questions pour les autres populations exposées.
Ce n’est pas de la malhonnêteté intellectuelle, c’est le fonctionnement normal de la santé publique et du principe de précaution.
Si vous contestez un fait précis, indiquez-le. Les affirmations générales sont plus difficiles à débattre que les éléments concrets.
VigiCrécy vous arrangez ça surtout dans le sens qui vous va…
Merci de rappeler que d’après une étude scientifique, les agriculteurs qui sont les premiers à vivre au milieu des champs ont moins de cancers que le reste de la population… et ce même avec les risques professionnels avérés…
Du coup votre post s’en trouve décridibilisé…
Jean Christophe Simon
1. La plupart des pesticides actuellement utilisés ont moins de 10 ans d’ancienneté. Donc la grande majorité des habitants sont arrivés avant eux.
2. La très grande majorité des terrains nouvellement constructibles étaient des terrains agricoles appartenant à des agriculteurs. Ils sont donc responsables de l’extension des zones habitées près des exploitations. Cela leur a permis de réaliser de fortes plus-values…
3. Si vous aviez lu l’article vous auriez su qu’aucune distance de sécurité n’est suffisante. On retrouve bien du sable du Sahara en France ! La seule solution est donc l’interdiction des pesticides nocifs pour l’homme et l’environnement.
Jean Christophe Simon Qui a commencé à polluer alors que les habitations étaient déjà existantes ?
Willo Lepetit que ce fait-il que l’on retrouve aussi des polluants à la sortie des usines d’épuration ?
Alain Leost Lorsque des résidus de pesticides ou leurs métabolites sont retrouvés dans les eaux usées arrivant en station d’épuration, cela peut notamment traduire une exposition humaine, puisque certaines molécules absorbées par l’organisme sont ensuite éliminées dans les urines ou les selles.
Toutefois, ce n’est pas la seule explication possible : ces résidus peuvent également provenir du lavage de matériels, de vêtements, de surfaces ou d’autres rejets.
Dans tous les cas, leur présence rappelle que ces substances circulent dans notre environnement et qu’il est légitime de s’interroger sur leurs impacts, qu’ils concernent l’eau, les écosystèmes ou la santé humaine.
VigiCrécy
C’est une bonne idée d’imposer aux promoteurs immobiliers de laisser une bande tampon quand ils construisent un lotissement sur d’anciennes parcelles agricoles en se collant aux cultures pour vendre quelques mètres carrés de plus. Déjà que bétonner ça supprime des IAE. Mais un tracteur ça fait du bruit, un jour même ça ça posera problème.
Oui c’est une bonne idée, et également d’imposer les haies sur chaque propriété.
Le mieux serait d ‘interdire totalement les pesticides
Vous êtes complètement hors sol chez ami.
Un grand nombre d’agriculteur sont atteints de cancer divers et variés du aux » Produits phytosanitaires ».
MAIS il est surtout, surtout très important de ne pas en parler médiatiquement parlant.
Les divers FNSEA sont d’un silence étourdissents sur ses sujets.
Terrain imbriqué dans les vignes un permis de construire viend d’être accorder
Willo Lepetit oui effectivement mais avoir un minimum de bons sens devrait etre obligatoire pour tous le monde 😁 mais visiblement c’est pas pour aujourd’hui
C’est traitements c est juste inadmissible