Pendant des décennies, l’urbanisation s’est construite autour d’un même principe : évacuer l’eau de pluie le plus vite possible grâce au béton, au bitume et aux réseaux d’assainissement.
Mais aujourd’hui, avec la multiplication des pluies intenses, des ruissellements et des épisodes de chaleur, ce modèle montre clairement ses limites.
C’est là qu’intervient le concept de « ville éponge ».
Le principe est simple : permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer là où elle tombe, plutôt que de la faire ruisseler immédiatement vers les égouts ou les cours d’eau.
Concrètement, cela passe par :
– la désimperméabilisation des sols,
– des chaussées drainantes,
– davantage de végétation,
– des noues, jardins de pluie et zones humides,
– des espaces capables de stocker temporairement l’eau.
Un sol vivant agit comme une véritable éponge naturelle. À l’inverse, lorsqu’il est artificialisé ou compacté, l’eau ruisselle davantage, surcharge les réseaux et accentue les inondations.
Le sujet est aujourd’hui pris très au sérieux par de nombreux organismes spécialisés dans la gestion de l’eau et l’adaptation au changement climatique, notamment le SYAGE, qui rappelle l’importance de restaurer l’infiltration naturelle des eaux pluviales et de limiter l’imperméabilisation des sols.
Bien sûr, cela ne supprime pas toutes les crues ni tous les risques d’inondation. Mais ces aménagements permettent de ralentir les ruissellements, de soulager les réseaux, de limiter certains débordements et de rendre les territoires plus résilients.
Face au changement climatique, il devient indispensable de repenser notre manière d’aménager les villes et villages.
Moins de surfaces étanches.
Plus de sols vivants.
Plus de nature.
Et une gestion de l’eau enfin adaptée aux réalités d’aujourd’hui.
Cette photo montre concrètement comment l’eau circule en milieu urbain lorsqu’elle ne peut plus suffisamment pénétrer dans les sols.
7 commentaires
Bonjour
Concernant cette photo certes c est inondé mais si le fossé était curé tous les ans cela n arriverait pas
C est mon papa qui le curait pendant des années cela éviterait les flaques d eau
Je suis la propriétaire de la maison depuis le décès de mes parents et cela m impacte énormément et sali ma clôture
Alors avant d avancer la bétonisation il serait judicieux de faire nettoyer ce fossé
Moins de béton
Quand vous utilisez des photos qui ont été envoyées à la mairie pour signaler le manque d entretien des fosses ne les utilisez pas pour autre chose et demandez le droit de les utiliser
Ce qui est décrit ici pour les villes concerne aussi nos villages malheureusement. Parce qu’on a de nouveaux habitants venus de la ville qui veulent tous des trottoirs, et quand on remplace un fossé par un trottoir busé, on a tout faux !
On le voit sur les routes qui viennent d’être refaite ou partiellement refaite par chez nous. Un côté l’eau est évacué sur place immédiatement sur nos anciennes routes, et les nouvelles routes l’eau reste en place et innonde. Nos anciennes routes coûtent cher en entretien. Mais moins de risques d’inondation et d’accident
Vegetaliser les espaces pour permettre à l’eau d’être absorbée naturellement par les sols est d’une évidence que seul les « politiques et industriels « ne veulent pas comprendre et que certains citoyens non plus….
Les inondations coûtent chères, il faut donc choisir les meilleurs matériaux, vegetaliser intelligemment, penser à tout, ne plus construire sur des zones humides voire marécageuses etc.
Les primes d’assurance augmentent si nous rencontrons régulièrement ces catastrophes dites naturelles.