Et si les Autorités en charge de la prévention des inondations et les agriculteurs se réunissaient autour de la table ? Ces derniers ont sans doute beaucoup de choses à dire.
En raison de sa géographie, le type de sol dans notre région peut varier selon l’altitude, la proximité des cours d’eau et l’évolution de la végétation. Voici quelques types de terres que l’on y trouve :
Les terres argileuses :
Particulièrement situées dans les zones basses. Ces terres sont souvent lourdes et compactes, ce qui peut rendre le sol plus difficile à travailler, surtout en période de forte humidité. Elles sont plus susceptibles de retenir l’eau, ce qui peut favoriser les risques d’inondations en cas de fortes pluies.
Les Terres calcaires :
Dans certains secteurs, notamment autour des collines et des zones légèrement élevées, on trouve des sols calcaires, comme ceux du plateau de la Brie. Ces sols sont généralement bien drainés et plus fertiles, ce qui les rend adaptés à l’agriculture, en particulier pour les cultures céréalières, les vignes ou même certaines cultures maraîchères.
Les terres sableuses
Elles sont également présentes dans certaines parties de la région. Ce type de sol est plus léger et bien drainé, mais il a tendance à être moins fertile que les sols argileux ou calcaires. Ces sols peuvent être intéressants pour certaines cultures, mais ils nécessitent généralement une irrigation régulière.
Les terres limoneuses :
Ils sont souvent présents dans les zones intermédiaires et mixtes de la région. Elles sont fertiles et bien équilibrées en termes de drainage, ce qui en fait des sols idéaux pour diverses cultures agricoles.
Les Sols alluviaux
Situés près des cours d’eau comme les rivières et les canaux, les sols sont souvent alluviaux c’est-à-dire constitués de dépôts déposés par les eaux au fil du temps. Ces sols sont généralement très fertiles et adaptés à la culture, mais ils peuvent être sensibles aux inondations, surtout lors de crues importantes, comme celles qui peuvent se produire dans les zones proches du Grand Morin qui traverse la région.
Quelles sont les conséquences pour la gestion des risques d’inondation ?
Les sols argileux et les terres alluviales, en particulier, peuvent poser des problèmes de drainage pendant les fortes pluies, augmentant le risque d’inondations. Les terres argileuses, qui retiennent l’eau, peuvent provoquer des inondations locales et des accumulations d’eau dans certaines zones basses. Les sols sablonneux, en revanche, peuvent avoir de meilleures capacités de drainage mais risquent d’être érodés plus facilement.
La gestion des terres agricoles et des zones urbaines doit prendre en compte ces différents types de sols pour mieux gérer l’écoulement de l’eau et mettre en place des systèmes de drainage efficaces pour réduire les risques d’inondations.
En conclusion, la diversité des sols offre des avantages pour certaines cultures, mais cela pose également des défis en termes de gestion des risques d’inondations, notamment pour les terres argileuses et alluviales. C’est un facteur important à prendre en compte dans les efforts pour prévenir les inondations et développer des solutions d’assainissement ou de drainage efficaces dans les communes.
Si des agriculteurs veulent apporter leurs témoignages à cette publication ou un complément d’informations, qu’ils n’hésitent pas.
9 commentaires
Philippe Busch C’est l’un des problèmes justement. Ils sont juges et partie prenantes.
Jérôme Sergent merci pour votre intervention en tant qu’agriculteur. J’ai programmé d’autres recherches que j’ai faites et auxquelles vous allez pouvoir donner votre avis. Une publication durant 3 jours sur les solutions à 7h00 chaque matin.
Jérôme Sergent avant la généralisation des drainages, la France était déficitaire en produits agricoles. Entre mon arrivée sur la ferme non drainée en 1972 et maintenant, le rendements ont doublés. Cela a été certes excessif mais finance en partie les importations de produit pas forcément indispensables …
Il est donc possible de refaire des zones humides mais cela aura aussi un coût pour la collectivité ( vos impôts) …
Philippe Busch 1€ investi dans la prévention, c’est 8€ d’économie en réparation de dommages : Chiffres de la Caisse Centrale de Réassurance.
Philippe Busch certes, mais les inondations et les sinistres qu’elles génèrent coûtent bien plus cher.
VigiCrécy 50 ans sont passé depuis ces travaux et bien plus depuis le début de cette idée qu’il fallait d’abord donner à manger à tous. A cette époque beaucoup d’ouvrages inutiles ont étés refait en béton solide. La construction anarchique en zone humide ne posait pas de problèmes.
Puis les années 80 sont arrivées avec la découverte des problèmes de nitrates et d’ atrazine … La priorité s’est reporté sur la potabilité de l’eau.
Les inondations qui étaient ponctuelles s’aggravent maintenant. Les projections actuelles donnent en gros une progression des précipitations de 1% par an pour ce siècle. C’est donc un problème sérieux qui est à résoudre.
La production agricole à atteint ses objectifs, la qualité de l’eau progresse, le gestion de l’écoulement des eaux se fera. Mais il est sur qu’il faut y mettre la pression car cela touche beaucoup d’ intérêts et que les lobbyistes y seront très actif.
Philippe Busch 6 projets de restauration de zones humides sont en cours par le SMAGE sur la partie amont du territoire. Des projets qui s’étalent sur plus de 3 ans et qui nécessiteront 5 ans avant d’avoir un retour d’expérience. Ce sont des solutions longues, couteuses et qui s’inscrivent sur le long terme. Une solution parmi d’autres.
1. Le site sur la commune d’Esternay (51), environ 25 ha.
2. Le site agricole sur la commune de Neuvy (51), 7.5 ha.
3. Le site forestier sur la commune de Neuvy, 18 ha.
4. Le site agricole sur la commune de Villeneuve-la-Lionne (51), 3 ha.
5. Le site forestier sur la commune de Meilleray (77), environ 11 ha.
6. Le site sur la commune de Chapelle-Moutils (77), environ 40 ha.
Ces contactes son permanents car il y a beaucoup d’agriculteurs parmi les élus.
Retenir et infiltrer l’eau là où elle tombe par des aménagements d’hydrologie régénérative connectés entre-eux, réimplantation de haies, augmenter les taux de matières organiques (sols éponges), ne pas cultiver dans le sens de la pente et maintenir un couvert végétal en saison hivernale. Le drainage n’est en aucun cas une solution car il ne vise que l’évacuation des eaux ce qui pose problème vis-à-vis de la réserve hydrique des sols, facteur aggravant lors des sécheresses estivales.