ZRT3 (Zone de Rétention Temporaire) à Maisoncelles-en-Brie :
Le SMAGE vient d’annoncer la finalisation des travaux de la ZRT3 sur le ru de la Fosse aux Coqs.
1) Ce que nous savons :
– ; L’ouvrage dispose d’un volume de
stockage de 7 600 m³, dimensionné pour une crue trentennale (Q30), soit une crue ayant statistiquement 1 chance sur 30 de se produire chaque année.
2) Ce que les archives nous apprennent :
– ; Selon une étude Cedrat réalisée au début des années 2000, un volume de stockage d’environ 53 000 m³ avait été envisagé sur ce secteur pour des crues plus importantes (Q50 à Q100).
Alors, la question qui se pose c’est : comment expliquer l’écart entre les volumes de stockage étudiés par le passé (53 000 m³) et le dimensionnement finalement retenu
(7 600 m³) ?
Mais également sur l’efficacité lors d’événements plus importants que la crue de référence retenue pour sa conception.
4) Notre démarche :
– ; VigiCrécy a sollicité les autorités compétentes pour :
∙ Comprendre les raisons techniques de ce choix de dimensionnement
∙ Savoir si des ouvrages complémentaires sont envisagés
∙ Obtenir une information claire sur le niveau réel de protection offert
Notre démarche ne consiste pas à remettre en cause l’utilité de cet ouvrage, mais à mieux comprendre sa place dans la stratégie globale de protection contre les inondations du bassin versant et le niveau de protection qu’il est susceptible d’apporter aux habitants.
Nous attendons les réponses et vous tiendrons informés.
#VigiCrécy #Inondations #GrandMorin
4 commentaires
Un aspect qui ne figure pas sur le schéma et qui est un élément de réponse, c’est la vue spatiale. Le ru est reméandré, il en résulte une diminution des vitesses. Il ne faut pas raisonner que volume, il faut aussi tenir compte de la surface de la ZRT qui permet de faire de l’infiltration. Après, l’impact effectif, il vaudra l’évaluer. Le prévoir à priori est trop complexe, notamment selon l’humidité du terrain et le comportement des drainages.
Jean-Michel Sagnes tu as raison de souligner que le volume de stockage n’est pas le seul paramètre à prendre en compte. Le reméandrage du ru, le ralentissement des écoulements, la surface mobilisée et les capacités d’infiltration peuvent également contribuer à l’efficacité globale de l’aménagement.
Notre publication avait surtout pour objectif de s’interroger sur le choix du dimensionnement au regard des études historiques. Comme tu l’indiques, l’évaluation réelle de l’ouvrage dépendra aussi de nombreux facteurs : humidité des sols, fonctionnement des drainages, fréquence et intensité des événements, etc.
C’est précisément pour cette raison que nous avons demandé des informations complémentaires et qu’il sera intéressant de disposer, à terme, d’un retour d’expérience sur le comportement réel de l’ouvrage lors de futurs épisodes pluvieux.
VigiCrécy Cela fait partie de réflexions à mener sur l’évaluation des aménagements. Lors de prochaines crues, qu’on espère supportables, ce sera intéressant d’analyser le comportement des aménagements réalisés, je pense à ZRT3, ZRT4, Mouroux, le marais à Jouy qui seront opérationnels avant l’hiver, et peut-être d’autres.
Jean-Michel Sagnes
En effet. Le véritable test sera celui des événements réels. Les modélisations sont indispensables, mais l’évaluation du comportement des ouvrages lors de futures crues permettra de mesurer concrètement leur efficacité et leur complémentarité à l’échelle du bassin versant.
Cela concernera effectivement la ZRT3, la ZRT4, le marais de Jouy, l’aménagement de Mouroux et les autres ouvrages réalisés ou à venir.
Certains suscitent davantage d’interrogations que d’autres quant à leur capacité à répondre à des événements majeurs. À suivre.