Indice IVC 76%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 23.7°C • Vent : 8 km/h (rafales 12 km/h) • Pression : 1013 hPa • Calcul : 13:03 (il y a 5 minutes)

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Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 23.7°C • Vent 8 km/h (rafales 12 km/h)        
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : 0.313 m³/s
Hauteur : 0.24 m
Station : Petit Morin à Montmirail — 10:00
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas de vigilance particulière
Pression : 1017.5 hPa
☀️ Dégagé (0%)

Arrêté sécheresse (préfecture) :
ALERTE RENFORCÉE
Arrêté n° 2026/DDT/SEPR/317 du 29 septembre 2026
Mis à jour : 12:48 (il y a 21 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 8 km/h
Rafales : 20 km/h
Temp Temp.
Température : 24.2°C
Ressenti : 24.2°C
Humidité : 41%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 67%
Prénom du jour : Bruno
Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 23.7°C • Vent 8 km/h (rafales 12 km/h)
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Corinne Lécart
L'édito
Corinne Lécart · 24 septembre 2026

L’édito

Voilà des mois que nous y travaillons, et le moment est venu de vous ouvrir la porte. Ce site n’est pas une vitrine : c’est un outil, construit pour celles et ceux qui vivent les débordements et les ruissellements des versants du Grand Morin, du Petit Morin et de l’Aubetin.

Il est né d’un constat simple. L’information sur nos rivières existe, elle est même abondante — mais elle est éparpillée entre une dizaine d’organismes, publiée dans des formats faits pour les spécialistes, et découpée selon des limites administratives qui ne sont pas celles de l’eau.

Un habitant qui veut savoir ce qui se passe chez lui doit consulter cinq sites et déchiffrer ce qu’il y trouve. Nous avons voulu rassembler tout cela à l’échelle de notre bassin, et le traduire.

Une carte, et tout ce qu’elle raconte

Le cœur du site, c’est la carte. Vous y trouverez d’abord nos trois rivières et leurs affluents, avec les ouvrages qui les barrent — seuils, vannes, anciens moulins — car ce sont eux qui décident en grande partie de la façon dont l’eau circule et dont les poissons se déplacent.

Vous y trouverez ensuite les zones réglementées : celles du plan de prévention du risque inondation, et celles du territoire à risque important d’inondation. Puis tout ce qui décrit l’état du milieu : la qualité de l’eau des rivières et celle des nappes souterraines, les polluants persistants, la qualité de l’eau du robinet, la faune aquatique, l’occupation des sols.

Et des choses qu’on n’attend pas forcément sur un site consacré aux inondations : l’humidité des sols, la sécheresse et les restrictions d’usage de l’eau, l’exposition au retrait-gonflement des argiles, la qualité de l’air et les pollens. Toutes ces informations parlent du même territoire, et elles s’éclairent les unes les autres. Un sol desséché ne retient plus la pluie de la même façon ; une longue période sans eau prépare parfois la crue suivante.

La carte sait aussi remonter le temps. Deux calques rejouent des crues passées du bassin à partir des relevés enregistrés aux stations de mesure. Le rejeu des crues retrace, station par station, la montée de l’eau, son pic et sa décrue. L’onde de crue montre le même événement sur l’ensemble de nos rivières : vous choisissez la crue, vous lancez l’animation, et les tronçons passent du bleu au rouge puis reviennent au bleu, à mesure que l’eau descend la vallée. On voit alors de ses yeux pourquoi une rivière peut monter chez soi sans qu’il y ait plu, et combien de temps l’eau met à arriver de l’amont. Ce ne sont pas des prévisions : ce sont des crues réelles, rejouées à partir de ce qui a été mesuré.

Chaque couche de la carte est accompagnée d’une explication contextuelle. Allez dans l’onglet latéral de droite « + D’INFOS » (la SideBar). Nous prônons toujours une approche pédagogique.

Des centaines de publications, et de quoi comprendre

Depuis des années, nous écrivons presque chaque jour. Ces publications, publiés d’abord sur les réseaux sociaux, sont aujourd’hui rassemblés et classés sur ce site : plusieurs centaines de textes (plus de 900 à ce jour) qui suivent au fil de l’eau ce qui se passe sur le bassin, les travaux, les réunions, les décisions, les crues et leurs suites. Il était important de les rassembler et de permettre de les classer, les trier, les filtrer.

Beaucoup d’entre eux ne racontent pas un événement mais expliquent une notion. Comment se forme une crue. Pourquoi une rivière peut monter sans qu’il ait plu chez vous. Ce que fait vraiment un ouvrage hydraulique, et ce qu’il ne fait pas. À quoi sert un plan de prévention du risque inondation (PPRI), etc.

Nous y tordons parfois le cou à des idées reçues, et ce sont souvent les textes les plus utiles. Curer une rivière ne règle pas les inondations et peut même les déplacer chez le voisin. Évacuer l’eau plus vite soulage un bourg et aggrave la situation en aval. Ralentir l’eau en amont est une bonne idée, mais pas avec n’importe quel moyen. Ces sujets sont techniques, ils sont pourtant à la portée de tous dès qu’on prend le temps de les expliquer — et c’est exactement ce que nous essayons de faire.

Vous pouvez parcourir ces textes par rubrique, par commune ou par rivière. Un glossaire est à votre disposition pour les mots que le vocabulaire de l’eau impose et que personne n’est censé connaître d’avance. Il est présent dynamiquement dans les textes du site et participe à la compréhension, autant que faire se peut.

Un indice pour savoir, en un coup d’œil

Nous avons créé l’Indice IVC (Indice VigiCrécy) pour répondre à une question toute simple : quand je sors de chez moi, qu’est-ce qui m’attend ? Il photographie l’aléa du moment sur votre secteur et le résume en un niveau lisible immédiatement.

Développé par VigiCrécy®, « il agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d’aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes. » Vous choisissez en haut du site, votre rivière et votre section, l’analyse dynamique vous sert le niveau de risque sur l’instant !

Il ne remplace ni Vigicrues, ni Météo-France, qui restent les références officielles et font ce travail bien mieux que nous. Il rassemble à l’échelle de notre bassin ce qu’ils publient séparément, et le traduit en une information directement utile.

Ce que vous y apportez

La partie la plus précieuse du site ne vient pas de nous. Les capteurs mesurent des hauteurs et des débits ; ils ne voient pas une buse obstruée, un fossé comblé, une berge qui se creuse par en dessous, une eau qui change de couleur. Ces choses-là, seuls des yeux sur place les remarquent.

Vous pouvez donc signaler ce que vous observez, directement depuis votre smartphone sur la carte, dans un formulaire, en quelques secondes, avec une photographie et sa géolocalisation. Vous pouvez signaler un embâcle, ces accumulations de bois qui obstruent le lit et qui deviennent dangereuses quand elles cèdent d’un coup. Et pendant une crue, vous pouvez répondre en deux boutons à la seule question qui compte pour vos voisins d’en bas : est-ce que l’eau monte chez vous, oui ou non.

Un signalement isolé pèse peu. Vingt signalements de même nature au même endroit sur trois ans deviennent un argument qu’on peut porter devant une collectivité ou un service de l’État. C’est ainsi qu’une observation devient une donnée, et qu’une série d’observations devient un dossier.

Être prévenu, et échanger

Vous pouvez demander à être alerté sur votre téléphone, et surtout choisir ce que vous voulez recevoir. Votre secteur, votre rivière, et le type d’événement qui vous concerne : inondation, ruissellement, embâcle, route coupée, pollution, ou encore l’annonce de nos réunions. Personne ne reçoit tout, chacun reçoit ce qui le concerne — c’est ce qui fait qu’une alerte garde sa valeur.

Un espace d’échange vous permet aussi de poser vos questions et d’en discuter avec d’autres habitants du bassin. Nous y répondons, et bien souvent ce sont les riverains qui apportent la meilleure réponse, parce qu’ils l’ont déjà vécue.

Et une mémoire

Chaque dimanche, un village du bassin trouve sa place sur la carte, avec son histoire : l’origine de son nom, ses moulins, ses métiers disparus, ses crues restées dans les mémoires. Cette mémoire n’est écrite nulle part et se perd avec ceux qui la portent.

Ces récits rappellent quelque chose que les cartes techniques disent mal : nos villages se sont construits avec la rivière, pas malgré elle. Les emplacements, les hauteurs de seuil, les chemins d’eau anciens résultent d’une longue négociation avec le cours d’eau — que les aménagements récents ont parfois oubliée.

Deux façons de lire ce site

Vous avez peut-être remarqué un commutateur à droite au-dessus de la carte, sur la page d’accueil. Il fait basculer le site entre deux visages, et c’est assumé.

La version opérationnelle est celle du moment présent. La carte est ouverte, les indicateurs sont là, les signalements et les niveaux sont sous vos yeux. C’est celle qu’il vous faut quand la pluie tombe depuis trois jours, quand vous vous demandez si vous devez déplacer la voiture, ou simplement quand vous voulez savoir où en est la rivière ce matin.

La version institutionnelle replie la carte et laisse la place à ce que nous faisons dans la durée : nos analyses, nos démarches, nos rencontres, nos positions sur les projets qui concernent le bassin. C’est celle qui parle le mieux à un élu, à un partenaire ou à quelqu’un qui découvre l’association et cherche à comprendre son travail plutôt qu’à consulter un niveau d’eau.

Les deux disent la même chose vue de deux endroits différents. Rien n’est caché dans l’une qui serait dans l’autre : c’est la mise en avant qui change, pas le contenu.

Pourquoi adhérer

Tout ce que vous venez de lire est en accès libre, et le restera. Nous ne demandons pas d’adhésion pour consulter la carte, lire nos textes ou signaler ce que vous voyez.

Adhérer, c’est autre chose. C’est d’abord soutenir un travail qui ne se voit pas : les heures passées à collecter, vérifier, écrire, relire des documents administratifs, préparer des rencontres et suivre des dossiers sur plusieurs années. Une association sans moyens ne tient pas cette distance-là.

C’est ensuite peser davantage. Quand nous portons la parole des habitants devant une collectivité ou un service de l’État, le nombre d’adhérents est ce qui fait la différence entre une remarque isolée et une association qu’on écoute.

C’est aussi accéder à ce que nous produisons de plus approfondi : nos analyses de projets, nos notes, nos relectures de documents officiels, et une documentation que nous rédigeons pour être utilisable plutôt qu’impressionnante.

C’est enfin pouvoir être accompagné. Après un sinistre, les démarches sont lourdes et le vocabulaire décourageant. Selon les situations et dans la limite de ce que nous savons faire, nous aidons nos adhérents à s’y retrouver, à constituer leur dossier et à ne pas rester seuls devant une procédure qu’ils découvrent au pire moment.

Et c’est, tout simplement, rejoindre des voisins qui regardent la même rivière que vous.

Une association citoyenne

VigiCrécy® ne fait pas de politique et refuse de se laisser entraîner dans un camp. Nous travaillons avec les élus, les syndicats de rivière et les services de l’État, pas contre eux. Notre rôle est d’observer, de rassembler, d’expliquer, et de porter la parole des habitants là où elle n’arrive pas toujours.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez devenir référent de votre secteur. Il n’y a ni compétence technique requise, ni engagement de temps minimum : il faut habiter là, avoir l’occasion d’en parcourir les abords, et accepter de signaler ce qu’on remarque. Les secteurs sans référent sont ceux où nous manquons le plus d’yeux.

Bonne visite. Et si quelque chose vous manque, vous étonne ou vous semble faux, écrivez-nous : ce site s’améliorera avec ce que vous nous en direz.

Une question, une idée, un bug repéré sur le site, ou simplement un mot d’encouragement ? Notre boîte à questions est faite pour cela : déposez-y votre message. Nous lisons chacun d’entre eux.

Si notre travail vous est utile, un petit geste nous aide beaucoup : aimez notre page Facebook et rejoignez les plus de 2 700 personnes qui la suivent déjà. Plus cette communauté grandit, plus la voix des habitants porte.

Corinne Lécart
Corinne Lécart
Présidente de VigiCrécy®
+ D'INFOS

À propos de cette carte

Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

Découvrir le calque Cours d'eau

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