Indice IVC 76%
L'Indice IVC, développé par VigiCrécy®, agrège et pondère les données hydrologiques et météorologiques dynamiquement, pour évaluer le risque d'aléa en temps réel. Il est recalculé toutes les 15 minutes.

Données collectées :
Pluie : 0.2 mm • Temp : 7.9°C (res. 6°C) • Vent : 10 km/h (rafales 23 km/h) • Pression : 1019 hPa • Humidité : 87% • Calcul : 08:46 (il y a 4 minutes)

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Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 7.9°C (ressenti 6°C) • Vent 10 km/h (rafales 23 km/h)
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : 0.462 m³/s
Hauteur : 0.27 m
Station : Petit Morin à Montmirail — 06:00
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas de vigilance particulière
Pression : 1019.3 hPa
☀️ Dégagé (2%)

Arrêté sécheresse (préfecture) :
ALERTE RENFORCÉE
Arrêté n° 2026/DDT/SEPR/317 du 29 septembre 2026
Mis à jour : 08:00 (il y a 50 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 6 km/h
Rafales : 19 km/h
Temp Temp.
Température : 5.1°C
Ressenti : 3.7°C ↓
Humidité : 87%
Lune Lune
Phase : Pleine lune
(Pleine lune)
Illumination : 1%
Prénom du jour : Dimitri
Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 7.9°C (ressenti 6°C) • Vent 10 km/h (rafales 23 km/h)

Comprendre

Qui paie quoi face aux inondations ?

Protéger une vallée coûte cher. Réparer après une crue aussi. Mais d’où vient l’argent ? Il n’existe pas une caisse unique de la prévention : il en existe une demi-douzaine, chacune avec ses règles, ses taux et ses conditions. Cette page suit l’argent, avant l’inondation pour la prévenir, et après pour réparer.

À retenir

Un projet de prévention est presque toujours payé par plusieurs financeurs. Chaque étude, chaque ouvrage est un assemblage : l’État, l’Agence de l’eau, parfois l’Europe, le Département, et la part du syndicat de rivière, elle-même payée par les intercommunalités, donc par l’impôt local.

Après une inondation, c’est votre assurance qui vous indemnise, à condition que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu pour votre commune. Ce régime, fixé par la loi, s’appuie sur un réassureur public garanti par l’État.

Vue d’ensemble

Deux moments, deux circuits

L’argent ne suit pas le même chemin avant et après une inondation. Avant, il sert à prévenir ; après, il sert à réparer, et ce ne sont plus les mêmes caisses.

  • 1 Avant : prévenir Connaître le risque, le réduire, protéger les habitations. L’argent vient surtout de l’État, de l’Agence de l’eau Seine-Normandie et des collectivités
  • 2 Après : réparer Les habitants et les entreprises sont indemnisés par leur assureur. Les communes comptent sur l’État pour ce qu’aucune assurance ne couvre, comme une route ou un pont
  • L’État Le fonds Barnier, le Fonds vert, la dotation de solidarité.
  • L’Agence de l’eau Les redevances de nos factures d’eau, redistribuées en aides.
  • L’Europe Le Fonds européen de développement régional.
  • Les collectivités Région, Département, intercommunalités et syndicats de rivière.
  • L’assurance Le régime des catastrophes naturelles, garanti par l’État.

Un exemple tiré de chez nous

Le programme d’études préalables des Deux Morin est la première étape vers un programme d’actions de prévention des inondations. Dans sa version validée par l’État en 2023, il s’élevait à 2 102 000 euros. Voici qui le finançait.

Selon l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable, qui a publié en septembre 2025 un rapport sur les inondations du Grand Morin, un nouvel avenant a porté son coût à 5,3 millions d’euros en 2025.

  • L’État, par le fonds Barnier 1 086 400 euros, soit un peu plus de la moitié
  • Le Syndicat mixte d’aménagement et de gestion des eaux des 2 Morin 589 800 euros
  • L’Agence de l’eau Seine-Normandie 266 700 euros
  • Le Département de Seine-et-Marne 131 100 euros
  • Le syndicat du bassin amont du Petit Morin 24 000 euros
  • L’établissement public Seine Grands Lacs 4 000 euros

Avant l’inondation

L’État et le fonds Barnier

Le fonds de prévention des risques naturels majeurs a été créé par la loi du 2 février 1995, dite loi Barnier, du nom du ministre de l’Environnement de l’époque. Les inondations représentent chaque année plus de la moitié de ses engagements. Depuis 2021, il fait partie du budget de l’État : son montant est décidé chaque année par la loi de finances.

  • Son montant 330 millions d’euros d’engagements en 2025. Le projet de loi de finances pour 2026 en prévoyait 300 millions.
  • Les études de prévention Financées à 50 % pour les collectivités.
  • Les travaux de prévention Financés à 40 ou 50 %.
  • L’information du public Financée jusqu’à 80 %.
  • Le rachat de maisons Pris en charge en totalité pour une maison gravement menacée par certains risques, comme les crues à montée rapide. Pour une maison sinistrée à plus de moitié par une catastrophe naturelle, le fonds paie la part que l’assurance n’a pas payée, dans la limite de 240 000 euros.

Deux conditions qui comptent beaucoup

La commune doit être couverte par un plan de prévention des risques, prescrit ou approuvé. Et les actions des collectivités doivent en principe figurer dans un programme d’actions de prévention des inondations labellisé par l’État.

Sur notre bassin, le Grand Morin est couvert en Seine-et-Marne par deux plans de prévention, de 2006 et de 2010. Le Petit Morin en a un en Seine-et-Marne, qui couvre onze communes, de Verdelot à Jouarre. Pour l’Aubetin et pour la partie du bassin située dans la Marne et dans l’Aisne, nous n’avons pas trouvé de plan. Or l’absence de plan peut fermer la porte à ce fonds.

Avant l’inondation

L’Agence de l’eau Seine-Normandie

L’Agence de l’eau est financée par les redevances que nous payons tous sur nos factures d’eau. Elle redistribue cet argent selon un programme de six ans. Le programme actuel, « Eau, climat et biodiversité », couvre 2025 à 2030, pour 4,7 milliards d’euros.

  • Les études Jusqu’à 80 %, dont les études sur les inondations.
  • Les zones humides Jusqu’à 80 % pour leur restauration.
  • La restauration des rivières Jusqu’à 80 %, et jusqu’à 90 % pour un projet ambitieux.
  • Les travaux fondés sur la nature Entre 40 et 80 % pour les travaux contre les inondations qui s’appuient sur la nature. Recréer une zone d’expansion des crues ou rendre ses méandres à un cours d’eau relève sans doute de cette ligne.
  • La désimperméabilisation Pour un parking ou une cour d’école, l’aide n’est plus un pourcentage : c’est un forfait de 25 à 100 euros par mètre carré, selon l’ambition du projet.

Avant l’inondation

Deux renforts : le Fonds vert et l’Europe

Deux autres caisses complètent les précédentes. L’une est nationale, l’autre européenne. Elles comblent des vides plus qu’elles ne remplacent.

  • Le Fonds vert Ce fonds de l’État pour la transition écologique existe toujours en 2026, avec un volet consacré aux inondations. Il intervient là où le fonds Barnier ne peut pas jouer, en particulier dans les communes sans plan de prévention mais exposées au ruissellement. Il aide les études, la protection des bâtiments publics, les zones d’expansion des crues et les travaux fondés sur la nature. L’État vise un taux moyen de 25 %. Son enveloppe a fortement baissé : la presse des maires l’estime à 840 millions d’euros en 2026, contre 2,5 milliards en 2024.
  • Le Fonds européen de développement régional Il finance des projets contre les inondations sur tout le bassin de la Seine, y compris dans la Marne et l’Aisne. Un appel à projets est ouvert jusqu’au 31 octobre 2027. Il prend en charge 54 % du coût, pour des projets d’au moins 400 000 euros. L’enveloppe consacrée aux inondations reste modeste : 5,5 millions d’euros pour tout le bassin.
  • 31 octobre 2027 Date limite de dépôt des projets à l’appel européen contre les inondations, ouvert à tout le bassin de la Seine.

Avant l’inondation

La Région et le Département

Ces deux collectivités n’ont pas la compétence des inondations, mais elles en financent une part.

  • Le Département de Seine-et-Marne Il finance les études et programmes de prévention, comme on l’a vu pour le programme d’études préalables. Son plan départemental de l’eau 2025-2030 fait de la réduction du risque d’inondation et de ruissellement son premier objectif.
  • La Région Île-de-France Elle gère les fonds européens en Île-de-France. Elle intervient aussi après les crises, comme en 2024.

Pour la Marne et l’Aisne, nous n’avons pas trouvé de dispositif équivalent de la Région Grand Est ou de ces deux Départements. Si vous en connaissez un, dites-le-nous. Nous écrire

Avant l’inondation

Votre intercommunalité et sa taxe

Depuis 2018, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations relèvent des intercommunalités. Pour la financer, elles peuvent voter une taxe facultative, plafonnée à 40 euros par habitant et par an. Une hausse à 50 euros a été proposée pour 2026, mais elle n’a pas été adoptée.

  • Qui la paie Tous ceux qui paient la taxe foncière, la taxe d’habitation sur une résidence secondaire ou la cotisation foncière des entreprises.
  • Où la voir Elle figure sur votre avis de taxe foncière, et le cas échéant sur celui de la taxe d’habitation d’une résidence secondaire ou de la cotisation foncière des entreprises.
  • À quoi elle sert Son produit ne peut servir qu’à la gestion des milieux aquatiques et à la prévention des inondations. Il finance notamment la contribution des intercommunalités aux syndicats de rivière.
  • Sur notre bassin La Communauté d’agglomération Coulommiers Pays de Brie en a voté le principe en 2022. Val d’Europe Agglomération la lève depuis 2025, pour un besoin estimé à 1,1 million d’euros cette année-là.

Avant l’inondation

Et pour votre maison ?

Les particuliers peuvent eux aussi être aidés. Le fonds Barnier finance à 80 % les travaux qui rendent une habitation moins vulnérable.

  • Quels travaux Batardeaux devant les portes, espace refuge à l’étage, chaudière ou pompe à chaleur surélevée.
  • À quelles conditions Les travaux doivent avoir été repérés par un diagnostic de vulnérabilité. Ils doivent être imposés par un plan de prévention des risques, ou réalisés dans le cadre d’un programme d’actions de prévention des inondations ou, comme chez nous aujourd’hui, du programme d’études préalables. L’aide est plafonnée par bien.
  • Pour les petites entreprises Celles de moins de 20 salariés sont aidées à 40 % depuis 2023.
  • Sur notre bassin Le Syndicat mixte d’aménagement et de gestion des eaux des 2 Morin a lancé en mars 2025 une campagne de diagnostics de vulnérabilité des bâtiments. Pour savoir si votre maison peut en bénéficier, adressez-vous au syndicat ou à votre mairie.

Après l’inondation

Pour les habitants : le régime des catastrophes naturelles

Depuis une loi de 1982, chaque contrat qui assure vos biens contre les dommages, qu’il s’agisse de votre logement ou de votre véhicule, contient obligatoirement une garantie contre les catastrophes naturelles. Vous la payez par une surprime, la même partout en France. Elle est passée de 12 à 20 % de la prime habitation le 1er janvier 2025. Cette garantie ne joue que si un arrêté interministériel reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour votre commune.

  • 1 La mairie demande Au plus tard 24 mois après l’événement
  • 2 L’État reconnaît L’arrêté doit être publié dans les deux mois qui suivent le dépôt de la demande
  • 3 Vous déclarez Vous avez ensuite 30 jours pour déclarer le sinistre à votre assureur
  • L’indemnisation L’assureur doit lancer l’expertise dans le mois, proposer une indemnisation, puis payer.
  • La franchise 380 euros pour une habitation, au moins 1 140 euros pour un professionnel. Ce montant ne dépend plus du nombre de catastrophes reconnues dans votre commune : depuis 2023, l’assureur ne peut plus l’augmenter pour ce motif.
  • Ce qui est compris Depuis 2023, les frais de relogement d’urgence et les frais d’architecte.
  • Ce qui ne l’est pas Les biens qui n’étaient pas assurés.

Qui garantit le système ?

Derrière les assureurs, la Caisse centrale de réassurance, un réassureur public créé en 1946, prend en charge une grande partie des sinistres. L’État garantit ses engagements sans limite. C’est ce qui permet au système de tenir lors des grandes catastrophes.

Après l’inondation

Pour les communes

Une route emportée ou un pont abîmé ne s’assure pas. Pour ces biens, plusieurs aides existent, chacune avec ses conditions.

  • La dotation de solidarité de l’État Versée aux collectivités sinistrées à partir de 150 000 euros de dégâts sur des biens non assurables. Elle couvre au plus 40 % des dommages, jusqu’à 60 % pour les catastrophes les plus lourdes. La commune doit faire une première évaluation dans les deux mois.
  • Le fonds du Département de Seine-et-Marne Créé après les crues de 2021 et rouvert pour les inondations de février 2024, il apporte jusqu’à 12 000 euros par commune pour des biens non assurables. Il exige la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et, si la commune est couverte par un plan de prévention, son plan communal de sauvegarde et son document d’information sur les risques.
  • L’aide exceptionnelle de la Région Après les inondations d’août 2024, qui ont touché une trentaine de communes du Grand Morin et du Petit Morin, la Région Île-de-France a débloqué 1,6 million d’euros : 1,2 million pour les communes, un forfait de 2 000 euros pour les commerçants et artisans touchés, 200 000 euros pour les foyers sinistrés par l’intermédiaire des centres communaux d’action sociale, et 100 000 euros pour le syndicat de traitement des déchets du nord de la Seine-et-Marne.

Après l’inondation

Pour les terrains inondés volontairement

Pour protéger l’aval, une collectivité peut créer une zone où l’on laisse l’eau s’étaler en crue, sur des terrains privés. Le préfet institue alors une servitude de rétention temporaire des eaux, après enquête publique.

  • Le propriétaire Il est indemnisé s’il subit un préjudice réel.
  • L’exploitant agricole Il est indemnisé pour ses récoltes.
  • Le droit de délaissement Pendant dix ans, le propriétaire peut demander à la collectivité de racheter ses parcelles.

En pratique

À qui vous adresser ?

Si vous ne devez retenir qu’une chose de cette page, retenez cette liste.

  • Votre mairie Faire reconnaître l’état de catastrophe naturelle : c’est elle qui dépose la demande. Savoir si votre maison peut bénéficier d’un diagnostic de vulnérabilité.
  • Votre syndicat de rivière Ils sont trois sur le bassin : le syndicat des 2 Morin pour le Grand Morin et l’Aubetin, et deux syndicats pour le Petit Morin, l’un pour l’amont, l’autre pour l’aval. Votre mairie vous dira lequel vous concerne. Demandez-lui les projets menés près de chez vous, et s’il existe une campagne de diagnostics de vulnérabilité sur votre commune.
  • La direction départementale des territoires Une aide pour des travaux de protection, après le diagnostic.
  • Votre assureur Votre indemnisation, dans les 30 jours qui suivent la publication de l’arrêté.
  • Votre avis de taxe foncière Ce que vous payez déjà pour la prévention des inondations.
  • Votre intercommunalité L’usage de la taxe et les projets qu’elle finance.

Une question que vous ne savez pas où adresser ? Écrivez-nous, nous vous orienterons vers le bon interlocuteur. Nous écrire

Pour finir

Les sigles employés

Nous les avons développés dans le texte, mais vous les rencontrerez partout ailleurs sous leur forme abrégée.

  • FPRNM Fonds de prévention des risques naturels majeurs, dit fonds Barnier
  • PAPI Programme d’actions de prévention des inondations
  • PEP Programme d’études préalables
  • GEMAPI Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations
  • FEDER Fonds européen de développement régional
  • CCR Caisse centrale de réassurance

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Cette page s’appuie au départ sur le tableau « Gestion des risques d’inondations, bassin du Grand Morin », établi par Jean-Claude Cavuscens et mis à jour en septembre 2026. Sources principales : Sénat (rapports sur le projet de loi de finances 2026, réponse du ministère du 19 octobre 2023 sur la franchise), Géorisques, Agence de l’eau Seine-Normandie, ministère de la Transition écologique (cahier du Fonds vert 2026), Europe en Île-de-France, collectivites-locales.gouv.fr, Caisse centrale de réassurance, Service-Public, Département de Seine-et-Marne, Région Île-de-France, rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable « Inondations du Grand Morin » (septembre 2025). Informations vérifiées en octobre 2026.

+ D'INFOS

À propos de cette carte

Cette carte interactive présente le réseau hydrographique du bassin versant des Deux Morin. Explorez les calques d'aide contextuelle en les activant depuis le panneau à gauche de la carte.

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