Décryptage – Partie 2
La prévention des inondations se résume-t-elle à des travaux ?
Dans son dernier magazine, la Communauté d’agglomération Coulommiers Pays de Brie consacre une page à la prévention des inondations.
Les travaux présentés sont utiles. Ils témoignent d’investissements importants et répondent à des besoins bien réels.
Mais la prévention des inondations ne se résume pas à la construction d’ouvrages.
Une véritable politique de prévention repose sur plusieurs piliers complémentaires. Or, plusieurs d’entre eux sont absents de cette communication.
⚠️ Où est le Plan de Prévention du Risque Inondation (PPRI) ?
Le PPRI définit les zones exposées au risque et encadre l’urbanisation afin de limiter la vulnérabilité des personnes et des biens. Pourtant, il n’est pas évoqué.
⚠️ Où en est le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) ?
Le PAPI constitue aujourd’hui le cadre de référence de la politique de prévention. Il ne concerne pas uniquement les travaux hydrauliques : il porte également sur la connaissance du risque, l’information des habitants, la préparation des communes, la réduction de la vulnérabilité, la gestion de crise et le développement d’une véritable culture du risque.
⚠️ Et les Plans Communaux de Sauvegarde (PCS) ?
Qui alerte les habitants ? Où se rendre en cas d’évacuation ? Comment les communes s’organisent-elles en cas de crue majeure ? Autant de questions essentielles auxquelles cette communication ne répond pas.
⚠️ Qu’en est-il des Documents d’Information Communaux sur les Risques Majeurs (DICRIM) ?
Ces documents sont pourtant destinés à informer chaque habitant des risques auxquels il est exposé et des comportements à adopter.
Enfin, cette communication dit peu de la manière dont chacun peut agir pour réduire sa propre vulnérabilité : protéger son habitation, connaître les consignes, préparer une évacuation, s’informer avant la montée des eaux.
Cette communication décrit un territoire équipé d’ouvrages. Elle ne décrit pas un territoire qui apprend à vivre avec son eau, à l’anticiper, à la comprendre et à développer une véritable culture du risque.
Les ouvrages sont indispensables.
Mais ils ne constituent qu’une partie de la prévention.
Une communication sur la prévention est aussi une occasion de donner à chacun les clés pour devenir acteur de sa propre sécurité. Elle ne se contente pas d’informer sur ce qui a été réalisé : elle aide aussi chacun à comprendre le risque et à savoir comment y faire face.
Informer les habitants sur les dispositifs existants, les actions engagées, les comportements à adopter et les moyens de mieux se préparer contribuerait à développer une véritable culture du risque sur notre territoire. C’est un enjeu qui mérite sans doute toute sa place dans les prochaines communications.
Un commentaire
Vu la nouvelle législation la résiliation on sera d’un autre monde ( et je ne parle pas de la génération mais de la race humaine )