Signaler, c’est déjà protéger.
Il y a quelques jours, un pêcheur attentif nous a alertés après avoir constaté un rejet d’eaux usées provenant vraisemblablement d’une habitation sur un tronçon du Grand Morin. Eau blanchâtre, mousse, odeur de lessive… et, à proximité, une prolifération d’algues pouvant traduire un milieu fragilisé.
Nous avons vérifié et localisé le site, rassemblé les éléments, puis transmis un signalement aux services compétents : le service d’assainissement de l’agglomération, la commune concernée, l’Office français de la biodiversité, la police de l’eau et la Fédération de pêche. L’objectif est simple : permettre un contrôle sur place et, si le rejet est confirmé, une remise en conformité.
Un rejet domestique non traité n’est jamais anodin. Ce qui est rejeté finit dans l’eau où vivent les poissons et le long de laquelle beaucoup d’entre nous se promènent. Le Grand Morin n’est pas un tout-à-l’égout : c’est un milieu vivant, déjà fragilisé, que chacun peut contribuer à préserver.
Vous constatez une eau anormalement colorée, de la mousse, une odeur inhabituelle, un écoulement suspect ou des poissons en détresse ? Ne restez pas seul avec ce constat : signalez-le-nous. Pour nous permettre d’agir rapidement, pensez à relever le point GPS du lieu (une simple capture d’écran de votre application de cartographie suffit), prenez une ou deux photos et notez la date ainsi que l’heure de l’observation. Ces quelques informations permettent de constituer un signalement précis, que nous transmettons ensuite aux services compétents.
Merci à celles et ceux qui ouvrent l’œil sur nos rivières 🙏 Préserver le Grand Morin n’est pas seulement l’affaire des collectivités ou des services de l’État : c’est aussi une vigilance quotidienne que chacun peut exercer. C’est grâce à cette mobilisation de tous que notre rivière sera mieux protégée.