Bonne nouvelle : le pont de la RD 204 à Courcelles-sous-Jouarre va enfin être reconstruit !
Mais chez VigiCrécy®, on pose une question simple : un pont sur le Petit Morin, ce n’est pas qu’une route, c’est aussi un passage pour l’eau.
En octobre 2024, lors de la tempête Kirk, l’eau a atteint à la station de Jouarre–Vanry son niveau le plus haut jamais mesuré… alors que le débit, lui, n’était pas record.
Comment ou pourquoi ? Parce que les ouvrages qui franchissent la rivière influencent la hauteur de l’eau.
C’est pourquoi nous demandons au Département qu’une étude hydraulique accompagne la reconstruction, dès la conception, pour que le nouveau pont n’aggrave pas les inondations en amont.
Reconstruire un pont, c’est aussi reconstruire un passage pour la crue.
On suit le dossier de près.
#PetitMorin #Courcelles #RD204 #Inondations #VigiCrécy #SeineEtMarne
7 commentaires
« fermé » entre guillemets car les PL se font encore largement plaisir de le traverser
Le sujet est pertinent. Un pont a un rôle hydraulique certain sur une rivière. Il peut être un verrou, au rôle positif s’il ralenti la rivière dans un lieu sans enjeu, et au rôle négatif s’il y a des enjeux juste en amont, autrement s’il contribue à inonder des maisons. Dans les études que le SMAGE a en cours, on a identifié des ponts qu’il conviendrait de supprimer ou d’élargir le passage, et je ne parle pas des ponts qui ont des arches sources d’embacles.
Par contre je ne comprends pas la remarque sur le débit et la hauteur à la station de Jouarre. Les 2 infos étaient au max en octobre 2024 (3,12m et 58m3/s), et c’est normal puisque c’est le même capteur, le débit étant calculé d’après la hauteur.
Pour revenir au pont, l’étude BRLi pour le SMAGE a modélisé le bassin versant du petit-morin. Il conviendrait que le département récupère les données avant de dimensionner le futur pont, il y a peut-être (ou pas) d’amélioration à faire dans le design du pont.
Jean-Michel bonjour,
Un pont, ce n’est pas seulement une route, c’est aussi un passage pour une crue et s’il est trop étroit ou mal placé, il peut freiner la rivière et faire monter l’eau juste en amont.
Que le SMAGE ait déjà repéré des ponts à élargir et des endroits où les branches s’accumulent va tout à fait dans le sens de ce que j’ai voulu dire.
Sur les chiffres de la station de Jouarre, je ne comparais pas un seul jour, mais deux crues. En octobre 2024, l’eau est montée plus haut que jamais à cette station. Et pourtant, en juin 2016, il était passé encore plus d’eau, sans que le niveau monte autant. Un niveau plus haut avec moins d’eau qui passe, cela interroge : est-ce que quelque chose (la forme du lit, des obstacles, un ouvrage) retient l’eau et la fait remonter ? Je pose la question.
Pour y répondre, je soutiens cette idée que le Département doit s’appuyer sur ces données avant de dessiner le nouveau pont. C’est ce que je lui ai demandé.
Je me suis appuyée sur les données publiques de la station (Hub’Eau et VigiCrues), accessibles à tous.
VigiCrécy Qu’est-ce qui était différent entre juin 2016 et octobre 2024 ? La saison n’est pas la même et donc l’occupation des champs. Moins d’étalement en 2024 ne me surprend pas, les sols étaient totalement saturés après un an de pluie.
Jean-Michel tu as raison. La saison change beaucoup de choses : en juin, les champs sont cultivés et l’eau s’étale davantage dans la vallée. En octobre 2024, après des mois de pluie, les sols étaient saturés et l’eau est restée davantage dans la rivière. Cela peut très bien expliquer un niveau plus haut avec moins d’eau qui passe.
C’est justement ce qui rend la station seule insuffisante pour conclure : le niveau dépend de plusieurs facteurs à la fois la saison, les sols, la forme du lit, et aussi les ouvrages. Aucun de nous ne peut démêler leur part avec un seul point de mesure.
Quelle que soit la cause principale, concevoir le nouveau pont pour qu’il laisse bien passer une crue reste une précaution de bon sens. Sur l’essentiel, je crois qu’on est d’accord.
Gaëtan Mayos bonjour,
Je comprends votre inquiétude, et je la partage : voir des poids-lourds passer sur de petites départementales et dans des villages qui ne sont pas faits pour cela, c’est un vrai danger, et les dégâts sur les routes sont bien réels. Vous avez raison de le dire.
Sur le risque de retard : ma demande ne vise pas à relancer de longues études. Le modèle du bassin versant existe déjà (celui réalisé pour le SMAGE) ; il s’agit simplement que le Département s’appuie sur ces données au moment de dessiner le pont. Cela concerne la conception, pas un nouveau chantier d’expertise, ce n’est donc pas ce qui retardera le projet. Les vrais délais sont administratifs, et comme vous, nous les souhaitons les plus courts possibles.
Au fond, nous voulons tous la même chose : que ce pont soit reconstruit vite ET bien. Vite, parce que c’est ce qui mettra fin à la déviation des poids-lourds et au danger que vous décrivez. Bien, pour qu’il n’aggrave pas les inondations en amont. Les deux ne s’opposant pas.
Quelques questions que nous pouvons porter auprès du Département, au nom des habitants :
1) le pont provisoire sera-t-il ouvert aux poids-lourds, et donc la déviation levée pendant le chantier ?
2) L’itinéraire de déviation peut-il être revu avec les communes pour épargner les villages les plus fragiles ?
3) Des contrôles de vitesse sont-ils prévus sur ces axes ?
4) Et surtout, la remise en état des routes abîmées sera-t-elle engagée ?
Nous relaierons volontiers votre témoignage : plus les habitants s’expriment, plus ces demandes ont de poids. Nous restons à vos côtés sur ce dossier.
Corinne
Je comprends la vision sur l’impact de ce nouveau pont sur les futures crues qui se feront de plus en plus fréquentes !
Cependant cela va encore repousser de plusieures années le projet (on connaît tous la lenteur administrative française !). En attendant ces poids-lourds sont redirigés sur des villages (Saint-Ouen-sur-morin, Orly-sur-Morin….) et axes routiers non adaptés aux passages de ces véhicules lourds et imposants !
Résultats, des routes (parfois tout juste rénové), des bas côtés sont totalement détériorés sur de nombreux kilomètres ! Évidemment la réfection de ces routes n’est pas dans le budget du pont, cela va mettre des années avant qu’elles soient remise en état.
Je fais parti des habitants qui croisent ces poids-lourds sur nos petites départementales et je vous garantis que l’on craint pour notre vie à chaque fois que cela se produit. C’est de l’irresponsabilité de la part de nos politiques.
On a toujours de l’argent à envoyer dans les autres pays, mais quand il s’agit de financer la sécurité des gaulois réfractaires, le poids de la dette resurgit ! C’est lamentable.