⚠️ Qualité de l’eau à Hondevilliers : nous avons rencontré l’ARS
Nous avons été reçus hier, 31 août 2026, en visioconférence, par l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France, délégation départementale de Seine-et-Marne, à la suite du rapport que VigiCrécy® a consacré à la qualité de l’eau potable distribuée par le réservoir de Hondevilliers, qui alimente quatorze communes ou secteurs de communes de notre territoire.
Cet échange était important pour nous : il devait nous permettre de confronter les éléments de notre rapport aux explications de l’autorité sanitaire.
Et sur le fond, notre analyse est confirmée.
L’eau distribuée reste consommable, sans restriction d’usage. La non-conformité concerne le métabolite de pesticide chlorothalonil R471811, un produit de dégradation d’un fongicide agricole interdit dans l’Union européenne depuis 2020.
L’eau présente par ailleurs un déséquilibre calcocarbonique : elle est qualifiée d’« agressive » au sens chimique. Ce point concerne essentiellement la conservation des réseaux et des canalisations.
Mais nous retenons surtout une mesure très concrète : le secteur de Hondevilliers fait désormais l’objet d’un suivi renforcé, avec cinq analyses par an au lieu d’une seule.
Cela permettra de regarder l’évolution des concentrations dans le temps et non de s’appuyer uniquement sur un prélèvement ponctuel. C’est une différence importante lorsqu’il s’agit de suivre une ressource en eau.
Cet échange nous a également permis de mieux comprendre la surveillance de l’eau à l’échelle départementale.
La Seine-et-Marne compte 330 captages actifs. Environ 80 % prélèvent de l’eau souterraine et 20 % de l’eau superficielle. Ces captages font l’objet de contrôles, d’une surveillance et, selon les situations, de mesures de protection.
Nous tenons à remercier Madame Florence Labbé, responsable du Département Santé-Environnement, ainsi que Madame Clarisse Montfort, ingénieure d’études sanitaires et responsable de la cellule eau potable, et Madame Sandrine Bazire, technicienne sanitaire et de sécurité sanitaire au sein de ce même département.
Leur disponibilité, leurs explications et la qualité de nos échanges nous ont permis d’aller plus loin dans la compréhension du dossier.
Et puis il y a une dernière chose que nous souhaitons partager. Elle est peut-être moins agréable à entendre… Tout cela a un coût.
Les prélèvements, les analyses réalisées par des laboratoires accrédités, les centaines de paramètres recherchés, le suivi renforcé lorsqu’une anomalie est détectée, la protection des captages, le traitement de l’eau, l’entretien des installations, le renouvellement des équipements et des canalisations… Tout cela représente un service.
Et ce service est financé par nos factures d’eau.
L’eau elle-même est un bien commun. Ce que nous payons, c’est le service qui permet de la prélever, de la traiter, de la distribuer et de contrôler qu’elle reste conforme.
Une augmentation est annoncée sur nos prochaines factures. Nous pensons qu’il est important de comprendre ce qu’elle finance.
Parce que derrière un robinet qui fonctionne chaque matin, il y a tout un système de surveillance, de contrôles et d’obligations réglementaires que l’on ne voit pas.
Et lorsque quelque chose est détecté, comme aujourd’hui à Hondevilliers, ce système permet de le savoir, de le mesurer, de le suivre et d’agir.
C’est le prix de la qualité de l’eau potable.