Travaux en vue… Ce que nous en pensons, fera l’objet d’une prochaine publication.
Voici le détail des décisions prises :
Vient d’être autorisé par arrété préfectoral n° 2025/DDT/SEPR-195 du 17/12/25 la création de deux zones de rétention temporaire (ZRT3 et ZRT4) sur le ru de la Fosse aux Coqs à Maisoncelles-en-Brie.
1) Objectifs :
• Améliorer les fonctionnalités écologiques et hydrologiques du cours d’eau
• Diminuer le risque d’inondation sur le bassin versant
• Ralentir et réduire les ruissellements et les pics de crues en aval
2) Quels sont les travaux prévus ?
– ; ZRT3 (chemin rural n°4) : surface de 8 000 m², volume de 7 600 m³ :
• Réaménagement du lit mineur sur 120 mètres linéaires
• Section : largeur 1 m, pente 0,2%, profondeur maximale 35 cm
ZRT4 (chemin Paré, n°15) : surface de 31 500 m², volume de 24 300 m³
• Réaménagement du lit mineur sur 420 mètres linéaires
• Section : largeur 1,1 m, pente 0,4%, profondeur maximale 30 cm
Aménagements communs :
• Terrassement en pente douce autour du lit mineur
• Drains agricoles recoupés dans la dépression
• Plantation de végétation adaptée (prairie humide)
• Remplacement de 2 busages Ø900 par un ouvrage-cadre à ZRT4
3) Les coûts estimés :
• ZRT3 : 406 440 € HT
• ZRT4 : 1 348 850 € HT
4) Quel calendrier ?
• Durée des travaux : 6 mois
• Autorisation accordée : 4 ans à compter du 17/12/2025
• Coupes d’arbres : hors période de nidification (15 mars – ; 31 août)
Modalités
• Projet déclaré d’intérêt général
• Financé par les fonds publics
• Aucune expropriation n’est nécessaire, mais une convention avec les propriétaires/exploitants
• Suivi environnemental pendant et après travaux
• Entretien des aménagements prévu sur 3 ans
5) Publicité et consultation :
L’arrêté sera affiché en mairie de Maisoncelles-en-Brie pendant 1 mois minimum et disponible sur le site de la Préfecture de Seine-et-Marne.
Cet arrêté fait suite à une consultation publique menée du 21 octobre au 11 novembre 2025, procédure réglementaire organisée par la préfecture sans publicité particulière.
Deux listes d’observations ont été formulées dans le cadre de cette consultation, dont une par un adhérent bénévole de VigiCrécy.
Parmi les points soulevés, figure la contestation de la crue de référence fixée à 30 ans (Q30) au lieu d’une crue de 50 voire 100 ans comme préconisé en 2000/2003 par le bureau d’études Cedrat sur ces mêmes sites. Cette différence de référence explique un volume réduit pour la ZRT3 à 7 600 m³ au lieu des 53 000 m³ préconisés par le BE Cedrat.
On vous en reparle lors d’une prochaine publication.
8 commentaires
Swanilda Brenans c’est exactement ça. Pour une crue comme celle de kirk d’octobre 2024, ces travaux n’empêcheront pas une nouvelle catastrophe. Pour les raisons que vous avez évoquées.
Une publication suivra en janvier.
Des courriers vont également être expédiés.
Regardez ce qu’il se passe dans le Sud actuellement. L’Herault est en vigilance rouge. Juste avant c’est l’Espagne qui était concernée. Ce scénario ranime quelques mauvais souvenirs…
Nous restons mobilisés.
VigiCrécy je trouve toujours tout cela très consternant, je ne comprends pas : on fait des études, on avance des projets mais aucune communication sur les effets concrets… « Atténuation des inondations » combien de centimètres en moins sur une crue équivalente à 2024 ?!! Il est serai bon que le SMAGE ait le courage de ses ambitions… Communiquer sur des chiffres d’amélioration plutôt que de systématiquement mettre les coûts en avant…
Swanilda Brenans Je suis d’accord avec vous sur la nécessité de connaitre l’impact réel sur les aménagements, et ce avant même de lancer un projet. Connaitre le rapport cout-bénéfice de chaque projet et arbitrer les aménagements. On se rappelle de certains projets lancés sur l’argument du taux de subvention … Il ne faut plus connaitre ce type de décision. Maintenant sur l’impact chiffré d’un aménagement de type ZRT3-ZRT4 est très compliqué à calculer. J’avais même alerté sur le risque que ce soit contre-productif, ce sur quoi on m’a rassuré. C’est très compliqué à calculer, selon le profil du ru, des affluents, fossés et drainages, sur la nature des terrains, le niveau de saturation des sols, et la situation du grand-morin au même moment quelques kilomètres à l’aval. Les certitudes en terme de gains sont d’abord qualitatives : ralentir un cours d’eau en retravaillant le lit (ce que ne prévoyait pas l’étude Cédrat), permettre une extension dans les champs et donc un maximum d’infiltration de l’eau. Mais il faudra d’autres aménagements, et pas que de ce type pour réduire le risque
Jean-Michel Sagnes une publication est prévue sur ce sujet
Merci pour ces informations. Les retenues rapportées dans ce projet au regard des préconisations paraissent sous dimensionnées. Est ce qu’il est possible de connaître ce que de tels aménagements représentent pour ce qui est de la baisse de la hauteur de crue, pour la dernière par exemple.
Jean-Michel Sagnes alors si tel est le choix des décisionnaires il leur faut être honnêtes envers les gens et ne pas leur laisser croire qu’ils seront en sécurité grâce à ces travaux sous-dimensionnés en cas de crue majeure.
VigiCrécy Encore une fois c’est pas sous-dimensionné, c’est dimensionné correctement. L’eau elle arrive essentiellement de l’amont du bassin versant via la rivière. Et personne ne laisse croire que ça résoudra le problème d’une crue majeure. Aucun aménagement ne saura prévenir une crue majeure comme en octobre 2024, on ne pourra qu’atténuer, il faut l’entendre.
Sur le choix du Q30, l’EPTB a répondu lors de la réunion à Bouleurs. C’est un compromis utilisé de manière générale. Le but n’est pas de réaliser des aménagements gigantesques nécessitant des digues dangereuses. A quoi bon créer de grands bassins si on ne les remplit pas. Il faut aussi faire confiance aux techniciens de temps en temps. L’étude Cédrat est d’une autre époque avec d’autres objectifs et aussi d’autre règles.