Indice IVC 76%
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Données collectées :
Pluie : 0 mm • Temp : 20.9°C • Vent : 6 km/h (rafales 9 km/h) • Pression : 1013 hPa • Calcul : 19:34 (il y a 10 minutes)

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Indice VigiCrécy® : Alerte — se préparer à des restrictions d'usage de l'eau • Vigicrues : Vert • Météo-France : Vert • Restrictions d'eau, préfecture : Alerte renforcée — ne pas gaspiller l'eau • Niveaux stables • 20.9°C • Vent 6 km/h (rafales 9 km/h)        
VigiCrues VigiCrues
Vigilance Vigicrues :
🟢 VERT
Débit : 0.306 m³/s
Hauteur : 0.24 m
Station : Petit Morin à Montmirail — 16:00
Météo Météo
Vigilance Météo France dept 77 :
🟢 VERT — Pas de vigilance particulière
Pression : 1014.6 hPa
☀️ Dégagé (0%)

Arrêté sécheresse (préfecture) :
ALERTE RENFORCÉE
Arrêté n° 2026/DDT/SEPR/317 du 29 septembre 2026
Mis à jour : 18:48 (il y a 56 minutes)
Source : Météo-France AROME-PI
Pluie Pluie
Pluie prévision 6h : 0 mm
Pluie prochaine heure : 0 mm
Vent Vent
Vent : 4 km/h
Rafales : 13 km/h
Temp Temp.
Température : 23.3°C
Ressenti : 23.3°C
Humidité : 37%
Lune Lune
Phase : Dernier croissant
(Lune décroissante)
Illumination : 69%
Prénom du jour : Bruno
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Boues d’épuration : que se passe-t-il réellement dans nos champs

📅 20/08/2026 · ✍ par Corinne · 💬 21 commentaires · ↗ Post Facebook · 👍 40 réactions

BOUES DE STATIONS D’ÉPURATION : QUE SE PASSE-T-IL DANS LES CHAMPS ?

Des boues issues de stations d’épuration sont bien épandues sur des terres agricoles. Et ce n’est pas une pratique clandestine : lorsqu’elles respectent les conditions réglementaires, ces boues peuvent être valorisées comme fertilisant ou amendement agricole.

Le sujet mérite d’être regardé de près :

Le SAGE des Deux Morin documente cette pratique.

Son état des lieux indique que des boues d’épuration domestiques ont été épandues sur 12 235 hectares du territoire du SAGE.

Et un chiffre mérite particulièrement notre attention :

. 25 % seulement de ces surfaces recevaient des boues provenant de stations situées dans le périmètre du SAGE.

. 75 % recevaient des boues provenant de stations extérieures au bassin, notamment Achères, Joinville-le-Pont, Meaux, Neuilly-sur-Marne, Provins ou Reims.

Autrement dit, lorsqu’on parle des boues épandues dans nos champs des Deux Morin et de l’Aubetin, il ne faut pas regarder uniquement les stations d’épuration locales.

En mai 2025, la préfecture de Seine-et-Marne a enregistré le plan d’épandage des boues de la station d’épuration de Saint-Siméon, gérée par la Communauté de communes des Deux Morin.

– ; Ce plan concerne :

• 66,46 hectares de périmètre, dont 61,63 hectares épandables ;
• 1 exploitant agricole ;
• jusqu’à 800 tonnes de matières brutes à 2 % de siccité, soit environ 16 tonnes de matière sèche par an ;
• environ 1,01 tonne d’azote et 0,62 tonne de phosphore par an.

Le dossier prévoit également des analyses des boues, notamment sur leur valeur agronomique, les éléments traces métalliques et certains composés organiques.

C’est une activité réglementée et suivie. Mais réglementé ne signifie pas que le sujet ne mérite aucune question.

CAR IL Y A UNE QUESTION ESSENTIELLE : QUE CONTIENNENT CES BOUES ?

Les eaux usées urbaines peuvent contenir, en plus des matières organiques et des éléments nutritifs, différents contaminants issus de nos activités quotidiennes.

La question des micropolluants, et notamment des PFAS, est aujourd’hui devenue un véritable sujet environnemental.

Le ministère de l’Agriculture travaille d’ailleurs sur la contamination des matières fertilisantes par les PFAS et sur les risques potentiels liés à leur présence dans les sols agricoles.

Dans un territoire où nous sommes particulièrement attentifs à la qualité des cours d’eau et de l’eau potable, cette question mérite donc d’être posée.

Mais alors, où sont précisément épandues ces boues ?

C’est probablement la question la plus intéressante pour notre territoire.

– ; Il serait utile de connaître :

. les communes concernées ;
. les parcelles faisant partie des plans d’épandage ;
. l’origine exacte des boues ;
. les quantités réellement épandues ;
. les analyses réalisées ;
. la présence éventuelle de micropolluants ;
. la proximité des cours d’eau, zones humides et captages d’eau potable.

Lorsqu’un épandage est réalisé conformément aux prescriptions, l’agriculteur est simplement l’utilisateur final d’une filière de valorisation réglementée.

La question est plutôt celle de la traçabilité et de la protection de notre environnement.

Pourquoi ? Parce qu’une boue issue d’une station d’épuration ne disparaît pas lorsqu’elle arrive dans un champ, elle retourne au sol.

Et ce qui arrive au sol peut, selon les substances concernées et les conditions du milieu, intéresser aussi l’eau, les rivières et les nappes.

Nous pensons que ces informations doivent être accessibles et compréhensibles par tous.

Nous allons donc regarder ce qui est précisément prévu sur notre territoire :

LES SOURCES OFFICIELLES :

– ; Département de Seine-et-Marne – Traitement des boues d’épuration

Le Département indique que 73 % des boues produites en Seine-et-Marne ont une destination agricole, directement par épandage ou après compostage. Il identifie notamment Coulommiers et La Ferté-Gaucher parmi les secteurs particulièrement concernés.

La page officielle : https://eau.seine-et-marne.fr/fr/traitement-des-boues-depuration

– ; Préfecture de Seine-et-Marne – Plan d’épandage de Saint-Siméon
Document officiel du 22 mai 2025 concernant les boues de la station d’épuration de Saint-Siméon :
https://www.seine-et-marne.gouv.fr/contenu/telechargement/66939/551398/file/20250610%2Bcourrier%2Bpr%C3%A9fecture.pdf ?

– ; Préfecture de Seine-et-Marne – Autorisations et déclarations d’épandage :
La préfecture recense les plans d’épandage déclarés dans le département, dont celui de Saint-Siméon :
https://www.seine-et-marne.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement-et-cadre-de-vie/Eau/Autorisations-et-declarations-delivrees-au-titre-de-la-Police-de-l-eau/Assainissement-epandage-des-boues ?

– ; SMAGE des Deux Morin – État des lieux du SAGE
Le document de référence du SAGE indique les 12 235 hectares concernés et l’origine locale ou extérieure des boues :
https://www.smage2morin.fr/fichierPdf/SAGE2Morin_EtatdesLieux_Valide.pdf

Nous continuerons à documenter ce sujet à partir des données officielles.

Protéger nos rivières, nos sols et notre eau commence aussi par savoir ce qui arrive réellement sur notre territoire.

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21 commentaires

  • Bravo sans compter les épandages des boues d’usines en zone humide qui sont totalement illégaux , mais qui malgré ça se font quand même au détriment de la santé publique et plus particulièrement dans notre région

  • Et oui👏👍
    la superposition des plans d’épandages sur secteur drainé (ou pas) ne serait elle pas à craindre à leur où le digestat et la fiante de poulet sont en plein expansion sur des territoires où l’eau potable se raréfie par sa qualité et sa quantité?
    La quantité d’une eau en nappe phréatique ne peut elle pas aussi directement jouer sur sa concentration en matière toxique?

  • Il est vrai qu’il serait préférable de ramener son petit tas de merde à chaque habitant, comme ça il assumerai ses odeurs et éviterai de critiquer ceux qui l’en débarrassent!!!

    • Jean Claude Pette Nous avons bien compris que vous êtes agriculteur. Pour autant, nous n’avons à aucun moment critiqué votre profession ni les agriculteurs.

      Notre publication et les commentaires qui suivent portent sur une pratique, son encadrement légal et réglementaire, ainsi que ses éventuelles conséquences pour les riverains. C’est tout.

      Nous vous invitons donc à relire ce qui est écrit avant de prêter à tous des propos qu’ils n’ont pas tenus.

      Quant aux odeurs, permettez-nous de rappeler une chose assez simple : les habitants ont parfaitement le droit d’être gênés par des odeurs nauséabondes. Le fait qu’une pratique soit autorisée et réglementée ne signifie pas que les personnes qui les subissent doivent faire comme si elles n’existaient pas.

      Et soyons honnêtes : oui, certains épandages sentent particulièrement mauvais. Vous ne pouvez pas sérieusement le nier.

      Personne ne vous demande de « débarrasser » les habitants de leurs déchets. Nous parlons ici de boues issues de stations d’épuration, d’une filière réglementée, de conditions d’épandage et du respect des règles destinées notamment à limiter les nuisances.

      Alors restons-en aux faits et au sujet.

      Le débat est parfaitement légitime. Les attaques personnelles, elles, ne le sont pas.

  • Crécy-la-Chapelle, en Brie oui. Le Code de l’environnement interdit notamment l’épandage des boues pendant les périodes de forte pluviosité, ainsi que lorsque les conditions sont susceptibles d’entraîner du ruissellement hors de la parcelle.
    Les règles sont plutôt destinées à éviter les nuisances, le ruissellement et les atteintes aux eaux et aux riverains. Des distances minimales doivent notamment être respectées vis-à-vis des habitations et des cours d’eau. Les règles prévoient également des distances par rapport aux habitations et aux cours d’eau afin de limiter les nuisances olfactives et de protéger les eaux.

  • L’épandage une solution coûteuse à cause des contrôles nécessaires……médicaments, produits toxiques, métaux lourds rejetés à l’égout!
    Nécessité de circuits différents en fonction de l’origine…..particuliers ou industries !

  • Patrick Faure et Josiane Quartier Effluents organiques (fumier, lisier, boues). Là, deux régimes : le règlement sanitaire départemental pour les petites exploitations, le régime des installations classées pour la protection de l’environnement au-delà des seuils. Les distances dépendent du matériel et du délai d’enfouissement : 15 m en injection directe avec enfouissement immédiat, 50 m avec pendillards et enfouissement sous 12 heures, 100 m en épandage de surface . Pour les boues de station d’épuration urbaine, 100 m si elles ne sont pas stabilisées.

    Pour info : pendillards est un dispositif d’épandage du lisier. Sur la tonne à lisier, une rampe horizontale porte une série de tuyaux souples qui pendent verticalement — les pendillards — espacés de 20 à 40 cm. Le lisier est déposé en bandes parallèles au ras du sol, au lieu d’être projeté en éventail dans l’air par une buse.​​​​​​​​​​​​​​​​L’intérêt est double : beaucoup moins de volatilisation de l’ammoniac (l’azote reste dans le sol au lieu de partir dans l’air), et beaucoup moins de dérive et d’odeurs, puisque rien n’est pulvérisé. C’est ce qui justifie la distance réduite à 50 m au lieu de 100 m.
    La variante plus poussée s’appelle l’enfouisseur à patins ou à disques : les tuyaux se terminent par un sabot qui écarte la végétation ou incise le sol, ce qui rapproche encore du régime de l’injection directe.​​​​​​​​​​​​​​​​

  • Il y a les boues, mais aussi, comme je l’ai vu plusieurs fois, des ajouts très importants de terre pour  »remettre à niveau  » afin de supprimer des creux ou pour autres raisons, cette terre vient parfois de cavités creusées pour des lotissements, mais parfois, on se le demande : un champ ou j’ai vu l’agriculteur  »étaler  » la terre sur son champ, remplie de déchets plastiques comme des bouteilles et autres…(tout près de Disney)…
    J’étais effarée

  • l’épandage agricole ne coûte rien au consommateur d’eau…si on doit conserver les boues puis les traiter, ça va encore alourdir la facture,…faudra pas se plaindre…le beurre et l’argent du beurre…avec le sourire de la crémière…

    • Jean-luc Bretel merci pour votre intervention. Ce n’était pas le sujet. Mais puisque vous l’abordez, non, la facture n’est pas à zéro.
      Pouvez-vous développer svp ? Nous vous écoutons avec attention.

      • L’épandage agricole est gratuit pour l’agriculteur et permet à l’exploitant (Saur, Générale ou autre) d’économiser sur les coûts de traitement des boues donc il ne facture rien à l’usager (qui reste le producteur des-dites boues) ni à la collectivité.

      • Jean-luc Bretel l’épandage agricole peut constituer une filière moins coûteuse que certaines autres solutions de traitement et d’élimination des boues, et il peut arriver que l’agriculteur reçoive gratuitement les boues et que leur épandage soit pris en charge.

        Mais de là à dire que cela « ne coûte rien » et que cela « ne facture rien à l’usager », il y a un raccourci.

        Les boues sont produites par le traitement de nos eaux usées. Leur gestion représente des coûts : traitement, stockage, analyses, transport, organisation et suivi des plans d’épandage, contrôles, traçabilité, etc. Le ministère de la Transition écologique recense d’ailleurs explicitement ces différents postes dans l’évaluation du coût de la filière.

        Autrement dit, gratuit pour l’agriculteur ne signifie pas gratuit pour la collectivité ni pour le service d’assainissement.

        Et l’assainissement est bien financé par les usagers du service, notamment au travers de la facture d’eau. Le Département de Seine-et-Marne rappelle d’ailleurs que le prix de l’assainissement collectif comprend les coûts liés au service de collecte et de traitement des eaux usées.

        Par ailleurs, notre publication ne demandait pas de supprimer l’épandage ni de faire supporter aux usagers une nouvelle filière de traitement. Nous cherchons simplement à savoir ce qui est épandu sur notre territoire, dans quelles quantités, avec quelles analyses et dans quelles conditions.

        C’est justement parce que la gestion des boues a un coût qu’il est intéressant de comprendre comment fonctionne économiquement cette filière.

        Et si demain une autre solution devait être mise en place, évidemment qu’il faudrait en connaître le coût et savoir qui le supporterait. Mais cela ne dispense pas de regarder aujourd’hui les conditions dans lesquelles les boues sont épandues.

  • Jean-jacques Latu je crains en effet que nous polluons nos terres.
    Tant de substances Issues des réseaux d’eaux usées qui vont finir dans les sols jadis sains et fertiles.
    Des broyats de végétaux venus des déchèteries avec des micros plastiques, soit disant exempts de ces derniers.
    Un scandale de plus 😞

  • Dans l’idée de diminuer les intrants chimiques en agriculture, c’est de ce coté qu’ on pourra récupérer une partie des éléments extraits du sol par la production agricole.
    D’autant plus que les mines de phosphates s’amenuisent rapidement et que des régions complètes comme les terres de craie de champagne en sont dépourvues. Si non elles risquent de revenir à l’état d’avant ou il n’y poussait pas grand chose …

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