Le Covid revient-il ? Ce que disent nos eaux usées
Depuis la fin août, le virus du Covid-19 circule de nouveau en Île-de-France. Un outil discret permet d’en suivre l’évolution : l’analyse des eaux usées.
Chaque semaine, des prélèvements sont réalisés à l’entrée de sept stations d’épuration de la région. Ce suivi relève du réseau SUM’Eau (Surveillance microbiologique des eaux usées), coordonné par Santé publique France. Deux de ces stations sont situées en Seine-et-Marne, à Lagny-sur-Marne et à Saint-Thibault-des-Vignes.
Les personnes infectées, y compris lorsqu’elles ne présentent aucun symptôme, peuvent rejeter des traces du virus dans leurs selles. La quantité de matériel viral mesurée dans les eaux usées donne ainsi une indication de sa circulation dans la population.
Elle complète les informations issues des consultations médicales et des passages aux urgences.
Selon le bulletin régional de Santé publique France portant sur la semaine du 28 septembre au 4 octobre, les concentrations mesurées dans les eaux usées franciliennes continuaient d’augmenter, jusqu’à retrouver le niveau d’octobre 2024.
Dans le même temps, les passages aux urgences commençaient à diminuer, tandis que les consultations de SOS Médecins progressaient encore.
Depuis, la situation a évolué. Pour la semaine du 12 au 18 octobre, Santé publique France jugeait les indicateurs du Covid globalement stables ou en baisse à l’échelle nationale, avec peu de conséquences sur le recours aux soins.
Attention toutefois : une hausse du virus dans les eaux usées ne signifie pas nécessairement davantage de formes graves. C’est un indicateur de circulation virale, pas un diagnostic.
La campagne de vaccination contre le Covid-19 et la grippe a débuté le 13 octobre. Pour savoir si la vaccination vous concerne, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
Une station d’épuration traite les eaux usées de nos habitations avant de rejeter les eaux traitées dans la rivière. Sur notre bassin versant, les cours d’eau concernés sont le Grand Morin, le Petit Morin, l’Aubetin et leurs affluents.
Le fonctionnement de ces installations compte aussi en période de fortes pluies et d’inondations. Dans les secteurs équipés d’un réseau d’assainissement unitaire, les eaux usées et les eaux pluviales circulent dans les mêmes canalisations. Lorsque les volumes deviennent trop importants, des déversoirs d’orage peuvent rejeter une partie de ces eaux directement à la rivière, sans passage par la station d’épuration.
Par ailleurs, une station située en zone inondable peut elle-même être touchée par une crue, ce qui risque de perturber son fonctionnement.
Pour aller plus loin, les stations d’épuration du bassin versant figurent sur la carte de vigicrecy.fr dans le panneau « Calques ».
Les résultats de la surveillance du Covid-19 sont consultables, pour les sept stations franciliennes suivies, sur Odissé, la plateforme de données de Santé publique France.
