Climat : plusieurs indicateurs passent au rouge
Alors que l’actualité se concentre souvent sur les températures de l’air, d’autres indicateurs climatiques sont également à des niveaux préoccupants : température des océans, canicules marines, niveau des mers…
Les océans absorbent une grande partie de l’excès de chaleur lié au réchauffement climatique. Lorsqu’ils se réchauffent, l’évaporation augmente et l’atmosphère peut contenir davantage de vapeur d’eau. Résultat : lorsque les conditions sont réunies, les épisodes pluvieux peuvent devenir plus intenses.
Pour notre territoire, cela soulève une question essentielle : comment limiter les conséquences locales de phénomènes météorologiques qui deviennent plus extrêmes ?
Le changement climatique n’est pas la seule cause des inondations, mais il peut en renforcer certains mécanismes. Dans le même temps, l’artificialisation des sols, la disparition des haies, des zones humides ou encore les remblais en secteurs inondables réduisent la capacité naturelle des paysages à ralentir, stocker ou infiltrer l’eau.
Face à ces constats, préserver les espaces naturels, restaurer les capacités d’infiltration des sols et limiter l’imperméabilisation ne relèvent pas de l’idéologie : ce sont des mesures d’adaptation de bon sens.
Dans le bassin versant des Deux Morin et de l’Aubetin, où de nombreux habitants ont été confrontés aux inondations de 2024, ces questions méritent plus que jamais d’être prises en compte dans les décisions d’aménagement.
Alors que les indicateurs climatiques continuent de se dégrader, la question n’est plus seulement de comprendre les causes, mais aussi de renforcer la capacité de nos territoires à ralentir, infiltrer et stocker temporairement l’eau avant qu’elle ne se concentre trop rapidement dans les cours d’eau.