Nous vous parlions récemment de la situation du Grand Morin et du Petit Morin. Elle vient encore d’évoluer.
Depuis le 27 août, le Grand Morin est à son tour placé en alerte renforcée par la Préfecture de Seine-et-Marne. Le Petit Morin était déjà à ce niveau.
– ; Grand Morin : alerte renforcée
– ; Petit Morin : alerte renforcée
Cela concerne directement notre territoire et toutes les communes de nos vallées.
Une précision importante : ce classement ne signifie pas que tous les usages de l’eau sont interdits. Les restrictions sont différentes selon l’origine de l’eau et selon l’usage qui en est fait. Eau du réseau, prélèvement dans une rivière ou dans une nappe ne sont pas forcément soumis aux mêmes règles.
C’est donc bien l’arrêté préfectoral et ses mesures précises qui font foi.
Cela concerne directement notre territoire et les communes de nos vallées.
Concrètement, cela signifie que les économies d’eau doivent être renforcées.
Pour les particuliers, sont notamment concernés :
Pelouses, fleurs et espaces verts : arrosage interdit lorsque l’eau utilisée est soumise aux restrictions.
Potagers : arrosage autorisé uniquement entre 20 h et 8 h lorsque l’eau utilisée est soumise aux restrictions.
Piscines privées : remplissage interdit, sauf exceptions prévues par l’arrêté.
Lavage des voitures : interdit, sauf dans les stations professionnelles.
Lavage des terrasses, façades, trottoirs et voiries : interdit, sauf exceptions.
Fontaines publiques en circuit ouvert : arrêtées.
⚠️ Attention toutefois : ces règles concernent les ressources en eau soumises aux restrictions. L’eau du robinet, l’eau d’un puits ou d’un forage et l’eau prélevée directement dans une rivière ne sont pas forcément soumises aux mêmes règles.
C’est donc l’origine de l’eau utilisée qui peut changer la règle.
Pour nos rivières, le passage en alerte renforcée signifie également un renforcement des restrictions sur les prélèvements directs et certains rejets dans les cours d’eau.
Pour l’agriculture, les prélèvements destinés à l’irrigation sont fortement réduits pour les usages concernés, avec une réduction d’au moins 50 % des volumes en alerte renforcée.
Et l’Aubetin ? Il relève du bassin du Grand Morin et est donc concerné par le niveau de restriction applicable à celui-ci.
Nos rivières sont basses, les pluies ne suffisent pas pour le moment à inverser durablement la tendance et les prochains jours seront à surveiller.
Alors, même lorsque nous en avons encore le droit, évitons les consommations inutiles et les gaspillages.
L’eau que nous économisons aujourd’hui, c’est aussi celle que nous préservons pour demain.
Pour information : le taux de remplissage des lacs-réservoirs de Seine Grands Lacs est donné entre 50 % et 60 %, et le débit de la Marne frôle le seuil d’alerte.
Nous continuerons à suivre la situation sur le Grand Morin, le Petit Morin et plus largement sur notre territoire des Deux Morin.
Source : Préfecture de Seine-et-Marne – arrêté sécheresse n°2026/DDT/SEPR/303 du 27 août 2026.
24 commentaires
Charles Boulanger bonjour,
Non. Le Grand Morin est passé en alerte renforcée par arrêté préfectoral du 27 août 2026. À ce niveau, le remplissage des plans d’eau est interdit hors usage commercial, et les prélèvements directs en cours d’eau sont visés en priorité. Le pompage pour remplir un étang de pêche privé n’est donc plus autorisé. Vous pouvez vérifier le détail applicable à Villiers-sur-Morin sur vigieau.gouv.fr et interroger la Direction départementale des territoires pour une situation particulière, si un ouvrage fait l’objet d’une autorisation.
VigiCrécy OK
Merci pour votre retour d’informations.
Bonne journée a vous.
Hard Evolution
Merci infiniment pour votre message et surtout pour la confiance avec laquelle vous nous partagez ce que vous vivez.
Je suis sincèrement désolée de lire que ces inondations successives ont fini par vous épuiser à ce point. Quand on voit son lieu de vie menacé, que l’on doit régulièrement faire face à l’eau, aux dégâts, à l’incertitude et à la peur de la prochaine fois, ce n’est pas simplement une question de relativiser. À force, cela use. Psychologiquement, émotionnellement et humainement.
Je comprends que vous n’ayez plus aujourd’hui la force d’y faire face. Vendre votre maison n’est pas un renoncement ni un échec. C’est peut-être simplement la décision dont vous avez besoin pour retrouver un peu de sérénité et vous protéger.
Et même si nous sommes engagés pour essayer de faire avancer les choses sur notre territoire, nous savons aussi que derrière les chiffres, les niveaux d’eau et les dossiers administratifs, il y a des personnes qui vivent ces situations dans leur chair.
Je vous souhaite sincèrement de retrouver un endroit où vous pourrez enfin vous sentir en sécurité et vivre plus sereinement. Prenez soin de vous. ❤️
Corinne 🫶🏼
Philippe Boullonnois bonjour
ce n’est malheureusement pas aussi simple. 😊
La sécheresse actuelle et la gestion des vannes sont bien deux sujets qui méritent d’être regardés ensemble, mais remettre systématiquement les vannages en fonction ne permettrait pas, à elle seule, de « remplir » nos rivières.
Une vanne peut avoir un rôle hydraulique local, notamment pour maintenir un certain niveau d’eau, mais elle peut aussi modifier les écoulements, les zones d’inondation et le fonctionnement naturel du cours d’eau. Tout dépend donc de l’ouvrage, de son état, de sa localisation et de la situation hydrologique.
Il faut regarder chaque ouvrage au cas par cas et gérer l’eau en fonction des conditions réelles, plutôt que d’appliquer une solution unique à toutes les situations.
En période de sécheresse, la question essentielle c’est quelle quantité d’eau avons-nous réellement dans le bassin versant ? Une vanne ne crée pas d’eau.
VigiCrécy Certes les vannes ne créent pas d’eau, mais … A Crécy les vannages en place et en position fermées permettent d’avoir de l’eau dans la ville, ce qui constitue un ilot de fraicheur que tout le monde apprécie. Sans elle les brassets seraient à sec et la rivière beaucoup plus basse, c’est donc important pour le soutien d’étiage.
Une question.
Le pompage dans le grand morin pour remplir un étangs de pêche privé sur villiers s morin est-il encore autorisé ?
Je tiens à vous ecrire que vos informations sont tres precieuses. Il n’empèche que je vends ma maison proche du petit morin à couilly pt aux dames. Les trop nombreuses inondations depuis 2016 m’ont affaibli psychologiquement. Bien sur le secret du bonheur est de relativiser. Mais je n’ai plus la force et l enrgie d’y faire front.
Sécheresse remettons les vanages en fonction
j’ai du mal à me retrouver sur quelles zones géographiques sont concernées. Est-ce que Coulommes est impacté par ces restrictions? Désolé si je suis passé à côté de l’info, j’ai lu en diagonale.
Guillaume Gamelin Pas de souci, c’est effectivement assez difficile de s’y retrouver ! 😊
Pour Coulommes, il y a justement une nuance importante : si vous arrosez votre jardin avec l’eau du réseau public, le tableau préfectoral indique actuellement une absence de restriction.
En revanche, pour un prélèvement provenant d’une autre origine (puits, forage, cours d’eau…), l’alerte renforcée s’applique.
Donc oui, Coulommes est bien concernée par l’évolution de la situation du Grand Morin, mais les règles ne sont pas les mêmes selon l’origine de l’eau utilisée.
C’est précisément ce qui rend ces arrêtés assez difficiles à lire ! Nous essayons de les décortiquer pour que chacun puisse savoir concrètement ce qui s’applique chez lui.
VigiCrécy travaillant dans l’informatique et étant assailli toute la journée de questions de gens qui ne lisent pas la documentation (par ignorance parfois, mais souvent par fainéantise), je ne peux que saluer la qualité de votre travail 🙂 Merci beaucoup!
Guillaume Gamelin merci 🙏
Par contre pour enlever les arbres qui font des barrages la y a personne, encore moins le pseudo smage
Oui, c’est pas simple à comprendre ces restrictions. L’eau du réseau de distribution provient de forages souvent profond, impactés par les sécheresses mais sur le très long terme, au gré des évolutions des nappes. Les restrictions sont basées sur l’état du bassin versant d’une rivière et de ses affluents. S’il est très bas comme en ce moment il ne serait pas sérieux de pomper dans la dite rivière et dans ses affluents, mais cela correspond à des usages fort limités en fait.
Avec les orages de jeudi soir et vendredi sur Montmirail nous sommes à une quarantaine de mm de pluie cela redonne de la sève à la terre mais aucune réaction de montée de l’eau sur le petit morin
Plus simple tu meurs !!! 🙄🤔🤡🤡
C est donc a vous qu on dois la fermeture des points d eau ??
On ne trouve plus a remplir nos gourdes en traversant les villages des vallee du morin .
Arretez d interdire
Et les réserves d’eau pluviale provenant de ma toiture ?
Ce serait le moment d’ouvrir les vannes des bassins de rétention en amont (qui n’existent pas) et qui auraient permis d’éviter les inondations de l’hiver…mais visiblement le bon sens n’est toujours pas revenu parmi nous. Bon chance a tous.
Greg Familly C’est malheureusement l’un des paradoxes de notre climat. Une période de sécheresse n’exclut absolument pas des crues dans les mois qui suivent.
Mais on ne peut pas encore savoir ce que sera l’hiver. Tout dépendra notamment des précipitations à venir, de leur intensité, de l’état des sols et des niveaux des rivières.
Ce qui est certain, c’est que sécheresse aujourd’hui et risque de crue demain sont deux sujets qu’il faut prendre au sérieux. C’est justement pour cela que la gestion de l’eau et l’entretien de nos cours d’eau doivent être pensés sur l’ensemble de l’année, et pas uniquement lorsque la crise arrive.
Et cette hiver ça sera des crues….
Pandalf l’Aigri Vous soulevez une question que beaucoup se posent. Creuser et recalibrer le lit des rivières a été largement pratiqué dans les années 1960 et 1970, et on en est revenu pour une raison simple : un lit plus profond et plus lisse fait circuler l’eau plus vite. La crue arrive alors plus tôt et plus fort chez les voisins d’aval. Il faut aussi regarder les ordres de grandeur. En crue, le Grand Morin transporte plusieurs dizaines de fois le débit qu’il a en été. Aucun approfondissement du lit ne contient un tel volume : l’eau sort du lit mineur de toute façon.
En revanche, il y a un point sur lequel vous avez entièrement raison : les embâcles, ces troncs et ces amas de branches en travers du lit, doivent être retirés. C’est un entretien utile et ciblé, et nous signalons régulièrement ceux que nos référents repèrent sur le terrain. Nettoyer les embâcles et creuser la rivière sont deux choses très différentes.
Ces travaux ne se décident d’ailleurs pas librement : le lit d’une rivière non domaniale appartient aux riverains, et toute intervention relève du code de l’environnement et de la compétence GEMAPI, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, portée ici par le SMAGE des 2 Morin, le syndicat mixte d’aménagement et de gestion des eaux. L’été, en basses eaux, est de surcroît la période où le milieu est le plus fragile.
Ce qui réduit réellement les débordements se joue avant la rivière : ralentir l’eau sur les versants, redonner de la place aux champs d’expansion des crues, limiter le ruissellement des sols. C’est moins spectaculaire qu’une pelleteuse, mais cela protège l’aval au lieu de lui transmettre le problème.
Ce que je comprend pas c’est que pendant la canicule on aurait pu faire venir des pelteuse pour creuser le morin nettoyer le morin sur la zone coulommiers au lieu de sa on va réussir des débordements du morin en automne
Cette situation, nous permet de constater que l’eau est une ressource précieuse.
Et que le gaspillage est un acte qui amplifie la situation.
Entre sécheresse, incendies, et la mort de beaucoup d’arbres.
Il y’a de quoi s’inquiéter