ZONES D’EXPANSION DE CRUE :
Des comparaisons qui interrogent les choix faits sur le Grand Morin (à lire jusqu’au bout svp) :
1) EXEMPLE 1 : La ZEC d’Ozoir-la-Ferrière
Le SYAGE vient d’inaugurer une Zone d’Expansion de Crue sur le ru de la Ménagerie à Ozoir-la-Ferrière. Un projet inspirant qui mérite notre attention.
Les chiffres clés :
∙ Capacité de stockage : 45 000 m³
∙ Coût : 1,6 M€ (soit 36 €/m³)
∙ Résultat : 90 habitations totalement protégées
∙ Efficacité : nombre de foyers impactés divisé par 2
En 2018, le ru de la Ménagerie avait inondé près de 70 maisons. Aujourd’hui, un barrage de régulation et 1 km de digues permettent de déverser temporairement l’eau dans la forêt d’Armainvilliers pour protéger les habitations.
Le conseiller départemental présent lors de l’inauguration a d’ailleurs déclaré : “Cette ZEC va même faire des petits ailleurs”, citant un projet similaire en préparation à Ozouër-le-Voulgis.
2) EXEMPLE 2 : Le Syndicat de l’Orge (91)
Le Syndicat de l’Orge a fait le choix d’équiper son territoire pour protéger les habitants jusqu’à une crue vingtennale (Q20).
Ses moyens :
∙ 26 bassins de rétention (18 bassins secs + 8 bassins en eau)
∙ Capacité totale : 3 500 000 m³
ET SUR LE GRAND MORIN ?
Les 11 aménagements actuellement soumis à enquête publique prévoient :
∙ Capacité totale : 55 409 m³
∙ Coût : 5,6 M€ (soit 101 €/m³)
∙ Dimensionnement : crue trentennale (Q30)
La réalité des inondations sur notre bassin :
∙ 15 inondations en 43 ans (1982-2024)
∙ Soit une inondation tous les 2,9 ans en moyenne
∙ Débit moyen : 91,3 m³/s lors de ces crues
Le Grand Morin dispose de 63 fois moins de capacité que le Syndicat de l’Orge, alors que notre territoire subit des inondations bien plus fréquentes !!!
LA QUESTION CENTRALE :
Comment un dimensionnement Q30 (événement censé se produire tous les 30 ans) peut-il protéger efficacement les habitants du Grand Morin qui subissent une inondation tous les 3 ans en moyenne ???
L’AGENDA EST DÉCISIF !
∙ 23 janvier 2026 : Fin des enquêtes publiques
∙ 6 février 2026 : Délibérations des communes de la CCAPB
C’est MAINTENANT que les élus doivent poser les bonnes questions au SMAGE :
1. Pourquoi un Q30 alors que les faits montrent une fréquence bien supérieure ?
2. Comment articuler ces aménagements avec l’étude BRLi à venir ?
3. Ne faut-il pas viser plus grand face au changement climatique ?
VigiCrécy vous parlera de ses actions pour les jours qui viennent.
Pour le secteur concerné par le
Petit Morin, nous nous en occuperons ensuite.
#VigiCrécy #GrandMorin
#Inondations
#PréventionDesRisques #Crécy
#CCAPB #PetitMorin
#ProtectionCitoyenne
34 commentaires
Patrick Guinand non seulement les inondations sont bien plus fréquentes et conséquentes mais aussi avec des volumes et des débits plus importants.
Fort intéressant, merci pour ce partage. À très vite pour la prochaine crue, on nous écoutera peut être. On ressent un profond désespoir parmi les sinistrés. On nous parle de fatalité, apparemment ce n’est pas le cas partout. Mobilisation
Il faut agir !!!
Martine Laporte c’est en cours.
Jean-Michel Sagnes nous allons participer à l’enquête.
Les travaux prévus sont sous-dimensionnés.
Je ne comprends pas cette comparaison qui donne une image fausse de la réalité.
– L’orge, cela date de 30 ans, il s’agit donc de projets aboutis depuis longtemps
– l’Yerres, un bassin vient d’être inauguré, le premier de cette envergure à ma connaissance, pour un PAPI lancé en 2013
– pour le grand-morin pour l’instant on n’a rien de réalisé. Les prévisions, on ne les connait pas encore, les conclusions de l’étude BRLI sortiront en février. On ne peut donc pas donner de chiffre.
Les quelques projets qui démarrent cette année sont très localisés sur quelques rus, et non pas sur le grand-morin. Certains s’inscrivent dans une logique de réduire l’impact sur le grand-morin comme la ZRT3 et la ZRT4 sur la fosse aux coqs, la plupart ont surtout un rôle de protection du ruissellement sur des secteurs touchés par ce phénomène. Le programme global sur le grand-morin sera d’une toute autre ampleur. Sachant qu’il y a une dizaine de projets en cours sur le bassin versant en ce moment. D’autre part il ne faut pas faire une fixation sur le stockage, c’est un moyen parmi d’autres. Retenir l’eau passe par plusieurs solutions : l’hydraulique douce, le remodelage des rivières, les zones humides, …
Jean-Michel Sagnes Cher Jean-Michel, à un moment, faut retirer le crayon qui est dans l’oeil… là où je te rejoins, c’est que la photo actuelle décrite par l’article est évidemment impitoyable et sous-estime l’avenir… mais il faudrait arrêter de parler de renaturation et de dire que ça permet de lutter contre les inondations.. et là , ya du boulot !
Jean-louis Vaudescal Je suis d’accord mais je n’ai pas parlé de renaturation.
ben remodelage des rivières où c’est plus fort que tout, on tente de virer les barrages alors qu’on a démontré rigoureusement que cela n’avait aucun impact sur le niveau des crues, c’est quand même caricatural.
Je pense qu’au moment de renouveler les équipes municipales, va falloir mettre les pieds dans le plat et désigner les responsabilités.
Jean-louis Vaudescal
Merci pour cette mise au point salutaire. C’est exactement le problème : le discours sur la « renaturation miracle » permet d’éviter les vraies questions sur l’efficacité hydraulique.
Votre remarque sur « ya du boulot » est au cœur de notre combat : réconcilier écologie ET protection efficace, au lieu d’opposer les deux pour mieux ne rien faire d’efficace.
Sur le Grand Morin, les faits sont têtus : 1 crue tous les 3 ans en moyenne. Un dimensionnement Q30 n’est pas à la hauteur, quelle que soit la rhétorique employée.
VigiCrécy propose justement une approche qui assume de combiner curage raisonné, ouvrages hydrauliques ET préservation écologique – sans idéologie paralysante.
On n’est ni contre l’écologie, ni pour le tout-béton. On est pour l’efficacité mesurable face à un risque documenté.
Jean-louis Vaudescal Je vois de quel sujet tu parles, le clapet de Mouroux. Les choses sont un peu plus compliquées entre ce qu’on nous a vendu et le résultat. D’où la nécessité de faire un REX. Et on est bien d’accord que ce n’est pas en supprimant les vannages qu’on résout le problème des inondations.
Jean-Michel Sagnes Faire un REX ? maintenant que le clapet de Mouroux a été détruit… il n’y a pas là une contradiction ? quant aux vannages… pourquoi on les supprime tous à La Ferté Gaucher alors ? 🤔
VigiCrécy curage raisonné…. je suis heureux de vous l’entendre dire ! hélas quasiment rien ne sera fait…. on l’a bien vu lors de la récente mise en eaux basses des brassets de Crécy 🙄
Philippe Barthelemy Un REX (retour d’expérience) permet d’identifier les points forts et les points faibles, cela permet de mieux travailler dans le futur. Pour la Ferté Gaucher, ils sont en ruine depuis longtemps, le mal est déjà fait.
Jean-Michel Sagnes Ah oui le fameux REX…. Je croyais que c’était le chien ! 😄
Jean-Michel Sagnes « cela permet de mieux travailler dans le futur »…. pourquoi cela sous-entend que le SMAGE n’a pas bien travaillé dans le passé ? 😉
Philippe Barthelemy ou le T-rex 🦖 le petit du Rex ?
Philippe Barthelemy Il faut toujours chercher à s’améliorer. Le REX fait partie des bonnes pratiques en matière de gestion de projet.
Jean-Michel Sagnes certes je suis bien d’accord (moi-même je m’améliore chaque jour que Dieu fait) mais s’agissant du SMAGE des 2 Morin et des autres cadors décisionnaires, vous me permettrez d’avoir des doutes… on peut aussi persister dans l’erreur ! 😉
Trop de drainage, trop de fossé qui ramène l’eau des plaines très vite dans le morins (petit et grand) , si vous regarder les cartes d’état major de 1850 il y avait des zones humides (marais) dans les plaines avec des écluses afin de contenir des milliers de mètres cubes . Ces marais ont été détruits en faveur de l’agriculture…
Je ne jette pas la pierre aux agriculteurs . Remembrement des années 50 et la politique d’une agriculture industrielle.
Mais remettre des zones humides pour stocker le trop plein d’eau sur les plaines serai un moyen d éviter des inondations dans les vallées.
Reconstruire du bocage , chaque parcelle de plus de 10 hectares devrait posséder au moins deux côtés de bocages.
Adopter une politique d’agriculture alterner , remettre des parcelles d herbes pour ovins ou bovins .
L’eau reste plus longtemps dans une parcelle d’herbe que dans une parcelle de labour.
Grégory Mallet Vous avez raison. Maintenant, l’histoire fait rarement des aller-retour, on passe plutôt par des cheminements tortueux. Reconstruire des prairies, suppose que l’agriculture laitière redevienne incitative et rentable. C’est tout le sens du projet de Parc Naturel Régional de la brie et des 2 Morins, en relançant des filières respectueuses de nos ressources et intégrées à notre terroir et à ses spécificités.
Jean-Michel Sagnes déjà 20 ans trop tard
Le train est passé
Patrice Tripault vous avez raison et on est d’ailleurs en droit de demander des comptes
VigiCrécy on a perdu la filière lait, on fait du brie avec du lait de Pologne et avec le mercosur, c’est le coup de grâce
On va perdre la filière viande
Le remplacement des prairies continuera par des champs de maïs pour alimenter les méthaniseurs
Encouragé par nos dirigeants et financé par l’Europe
Et on continue dans la bêtise
VigiCrécy 2024 a démontré qu’il y a un certain déni des inondations, de leur fréquence et de leur impact dévastateur. Quand on a même pu lire dans les journaux que des zones fortement impactées n’avaient pas été touchées pour préserver certaines ambitions inadaptées alors que les photos parlent d’elles mêmes….
Il y a de bonnes volontés et des personnes investies que je salue et dont je reconnais le travail mais le déni c’est le vers dans la pomme, le fardeau qui empêche d’avancer tous ensemble au delà de l’ego, du tape à l’oeil et des ambitions politiques aveugles.
La propagande c’est une chose et l’action en est une autre …Regardons les actes !
Jean-Michel Sagnes Un REX pour un(e) chef(ffe) d’Entreprise signifie Résultat d’Exploitation.
Bref, il est nécessaire de parler avec des mots simples, tout le monde n’est pas initié au vocabulaire de ceux qui ont inventé un tel langage dans le domaine des inondations…
Grégory Mallet vous oubliez l’essentiel
La disparition des vaches
Il y en avait partout
Et donc des milliers d’hectares de prairies qui étaient des éponges ont disparu avec
Ainsi que les haies d’ailleurs
Patrice Tripault je l’ai mentionné dans les idées à remettre au goût du jour
Grégory Mallet je suis bien d’accord
Car faire marche arrière avec les prairies serait utopique
Le mercosur va faire l’inverse
Patrick Guinand
Pitié point de prochaine crue ! Notre habitation est assez loin du Grand Morin !
Franziska Pielen Malheureusement on n’y échappera pas. Même loin de la rivière, certains villages en souffre ( Saint Martin des champs)
Je vous remercie pour tous vos efforts afin d’améliorer notre situation.
Grégory Mallet
A Villiers sur Morin certaines constituent ont été faites sur des marécages, à une époque ancienne il y avait même des bateaux ! Il y a eu beaucoup de négligences pour les permis de construire. Maintenant le mal est fait !
Mon smartphone est insupportable, je voulais dire, certaines constructions ! Sorry